Un ancien ministre accusé de génocide transféré au Tribunal international pour le Rwanda

Un ancien ministre accusé de génocide transféré au Tribunal international pour le Rwanda

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L'ancien ministre rwandais de la planification, Augustin Ngirabatware, a été transféré mercredi à Arusha (Tanzanie), siège du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

L'ancien ministre rwandais de la planification, Augustin Ngirabatware, a été transféré mercredi à Arusha (Tanzanie), siège du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Augustin Ngirabatware est accusé de neuf chefs de génocide et de crimes contre l'humanité, y compris meurtre de masse et viol, pour des actes commis lors du génocide de 1994, qui a causé la mort d'au moins 800.000 membres de la minorité Tutsie et de modérés Hutus, en cent jours à peine.

L'ancien ministre a été arrêté à Francfort (Allemagne) et transféré à Arusha, où il est détenu en attendant la procédure préalable à son procès, a annoncé la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda a été créé par le Conseil de sécurité le 8 novembre 1994 pour juger les personnes présumées responsables d'actes de génocide et d'autres violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire du Rwanda et les citoyens rwandais présumés responsables de tels actes ou violations du droit international commis sur le territoire d'États voisins entre le 1 er janvier et le 31 décembre 1994.

Les documents fondateurs du TPIR notaient que, « pour la première fois en Afrique, des personnalités de haut rang sont traduites devant un Tribunal international pour répondre de violations massives des droits de l'homme ».