Le Traité d&#39interdiction complète des essais nucléaires a 10 ans mais n&#39est toujours pas entré en vigueur

Le Traité d&#39interdiction complète des essais nucléaires a 10 ans mais n&#39est toujours pas entré en vigueur

media:entermedia_image:2cb36ce7-7c0b-4b1e-a6f1-7f16511158c0
A l&#39occasion du dixième anniversaire du Traité d&#39interdiction complète des essais nucléaires (TICE) le Directeur général des Nations Unies à Genève et Secrétaire général de la Conférence du désarmement, Sergei Ordzhonikidze, a souligné que les blocages qui empêchent son entrée en vigueur perdurent.

« Un traité universel et effectivement vérifiable constitue un instrument fondamental dans le domaine du désarmement nucléaire et de la non-prolifération », a-t-il déclaré au Palais des Nations à Genève.

Sergei Ordzhonikidze a affirmé que l'entrée en vigueur du Traité [Comprehensive Test Ban Treaty, CTBT, en anglais] restaurerait la confiance dans les dispositions de sécurité multilatérales dans leur ensemble et accélérerait les efforts pour négocier des instruments supplémentaires vers le désarmement nucléaire, comme un traité sur les matières fissiles.

Signé le 24 septembre 1996 à New York lors de la Conférence sur le désarmement par 71 pays, dont les cinq puissances nucléaires officielles (Chine, Etats-Unis, Fédération de Russie, France, Royaume-Uni), le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires engage les Etats à bannir tout essai nucléaire dans quelque environnement que ce soit, quelle que soit la puissance de l'explosion, pour des usages civils ou militaires.

Depuis, il a été signé par 176 pays et ratifié par 126 d'entre eux mais son entrée en vigueur est bloquée par trois pays, l'Inde, le Pakistan et la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord).

La Conférence sur le désarmement est la seule instance multilatérale de négociation d'accords de désarmement. Cet organe, qui fonctionne exclusivement sur la base d'un consensus pour tout ce qui a trait aux intérêts des Etats en matière de sécurité nationale, a une composition limitée (66 membres) et a, avec l'Assemblée générale, une relation particulière : c'est la Conférence qui fixe ses propres règles et son ordre du jour, mais elle tient compte des recommandations de l'Assemblée et lui fait rapport chaque année.

Elle a mené à bien les négociations relatives à la Convention sur les armes chimiques et au Traité d'interdiction complète des essais d'armes nucléaires mais depuis 1997, elle n'a entrepris aucune négociation, ses membres ne pouvant s'entendre sur l'ordre de priorité des questions de désarmement.