Sri Lanka : Kofi Annan « découragé » par la reprise de la violence

26 décembre 2006

Le Secrétaire général a adressé aujourd&#39hui aux parties en conflit au Sri Lanka un message les exhortant à retrouver la solidarité qui s&#39était faite jour lors du tsunami, se déclarant « profondément découragé » par la tournure des événements.

« Au lendemain du séisme et du tsunami, qui ont frappé l'océan indien il y a deux ans, l'espoir était grand que le relèvement et la reconstruction bénéficieraient d'un nouvel esprit de paix et de réconciliation, alors qu'amis et ennemis avaient été emportés par le même cataclysme. En effet, à Aceh et, initialement au moins, au Sri Lanka, la solidarité qui a prévalu entre les victimes nous avait donné un exemple poignant de réconciliation réussie, au-delà des divergences politiques, nationales et ethniques », a rappelé aujourd'hui le Secrétaire général, dans un message transmis par son porte-parole.

« Hélas, cet esprit n'a pas duré au Sri Lanka. Le cycle de tensions et le conflit ouvert à l'origine de tant de destructions et de souffrances au cours des années, a repris », a déploré Kofi Annan.

« Je suis profondément découragé par la tournure des évènements. Je saisis cette occasion pour rappeler à toutes les parties leur obligation de respecter les droits de l'homme et le droit international et, en particulier, leur obligation de protéger les populations civiles et de garantir leur liberté de déplacement », a-t-il affirmé.

Le Secrétaire général a rappelé que « rien qu'au cours des huit derniers mois, près de 215 000 Sri Lankais ont été déplacés, tandis que près de 16 000 autres se sont réfugiés en Inde ».

« Cent vingt mille autres personnes sont encore déplacées et continuent d'avoir besoin d'une assistance en raison du tsunami. Tout cela constitue un défi de taille pour la communauté humanitaire présente au Sri Lanka, qui est d'autant plus difficile à relever à cause des restrictions imposées par la reprise du conflit ».

Au Sri Lanka, plus de 35 000 personnes ont été tuées le jour même par le tsunami. Plus de 67 000 autres –dont 3 000 pour la seule année écoulée– ont été tuées en plus de 20 ans de conflit.

« Personne n'aurait pu empêcher la vague de destruction provoquée par le tsunami de s'abattre. Mais ensemble, nous pouvons endiguer la montée du conflit, qui menace une fois encore d'emporter le peuple sri-lankais ».

« J'exhorte toutes les parties à mettre immédiatement fin au conflit et à reprendre le processus de paix », a lancé le Secrétaire général en conclusion.

 

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