Sri Lanka : Kofi Annan condamne le meurtre d'un chef des Tigres tamouls

Sri Lanka : Kofi Annan condamne le meurtre d'un chef des Tigres tamouls

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Le Secrétaire général a condamné le meurtre d'un chef politique des Tigres tamouls, en rébellion avec le gouvernement depuis plus de 20 ans, et engagé les parties en conflit à éviter toute action qui pourraient perturber le cessez-le-feu de février 2002. Au lendemain du Tsunami, Kofi Annan avait exprimé l'espoir de voir le pays se rassembler pour surmonter la catastrophe.

« Le Secrétaire général condamne les meurtres de E. Kousalyan, un chef politique des Tigres de Libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) chargé du contrôle de la Province orientale, et de plusieurs de ses collègues qui circulaient avec lui », lundi soir, « lorsque leur véhicule a été attaqué », indique un message transmis hier par son porte-parole.

Dans son message, Kofi Annan « lance un appel urgent à toutes les parties pour qu'elles fassent preuve de calme et de retenue afin d'éviter des actions qui pourraient perturber la mise en oeuvre de l'Accord de cessez-le-feu de février 2002 ou à plus long terme, les intérêts de la paix au Sri Lanka ».

Le Secrétaire général a présenté ses sincères condoléances et exprimé sa profonde sympathie aux familles de toutes les victimes de cet acte inhumain.

En visite dans la région après la catastrophe du Tsunami qui a frappé l'Asie du Sud le 26 décembre 2004, Kofi Annan avait souhaité que l'aide de l'ONU ne serve pas seulement à relever le pays mais qu'elle permette aussi la reprise du processus de paix dans un pays déchiré depuis plus de 20 ans par un conflit entre le gouvernement et les séparatistes tamouls.

« Les gens ordinaires du Sri Lanka se sont rassemblés de manière extraordinaire pour répondre aux besoins d'urgence. Et j'espère ardemment que les dirigeants politiques feront de même et se joindront à eux », avait insisté Kofi Annan, précisant qu'il espérait que le Sri Lanka utiliserait l'aide de la communauté internationale non pas seulement pour se remettre de la tragédie mais aussi pour redémarrer le processus de paix interrompu depuis avril 2003.