Timor-Leste : Kofi Annan appelle le peuple timorais à rester calme

28 juin 2006

Après une nouvelle flambée de violence au Timor-Leste, le Secrétaire général a appelé aujourd'hui le peuple timorais « à rester calme » et les dirigeants politiques à « veiller à ce que les manifestations de leurs partisans se déroulent de manière pacifique ».

« Le Secrétaire général appelle le peuple timorais à rester calme et à s'unir pendant cette période de défis et changements », indique un message transmis aujourd'hui par son porte-parole.

« Il exhorte, en particulier, tous les dirigeants politiques à veiller à ce que les manifestations de leurs partisans se déroulent de manière pacifique, en pleine conformité avec les lois du Timor-Leste et en coopération avec les forces internationales », ajoute le message.

Kofi Annan a aussi affirmé que les Nations Unies restaient « aux côtés du peuple timorais pendant cette période difficile ».

L'Envoyé spécial du Secrétaire général, Ian Martin, se trouve actuellement à Dili pour « mener des consultations élargies à toutes les parties prenantes ».

Son équipe reviendra à New York avec « des recommandations sur le rôle futur des Nations Unies au Timor-Leste » (dépêche du 26.06.06).

Après la vague de violence qu'a connu le pays au mois de mai, le gouvernement timorais a demandé un rôle accru de l'ONU tant pour la préparation des prochaines élections que pour maintenir l'ordre (dépêche du 13.06.06).

Ian Martin s'est entretenu avec le président Gusmao pendant très d'une heure et avec l'ancien Premier ministre Alkatiri, a précisé aujourd'hui Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU à New York

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Timor-Leste, Sukehiro Hasegawa, a indiqué qu'après une période de calme relatif, la violence a de nouveau éclaté à Dili, a aussi rapporté Stéphane Dujarric.

Selon le Bureau des Nations Unies au Timor-Leste (BUNUTIL), au moins 20 maisons ont été brûlées dans la nuit de mardi à mercredi.

De plus, les personnes déplacées, réfugiées dans des camps, ont été menacées.

« Cette violence menace le bon déroulement des distributions de nourriture dans les camps de déplacés », affirme Finn Reske-Nielsen, Coordinateur de l'aide humanitaire des Nations Unies sur le terrain, prévenant que les conditions de vie déjà difficiles dans les camps pourraient s'empirer si la violence continueait

Le Timor oriental a sombré dans le chaos au mois de mai, après la décision en avril du Premier ministre de licencier 600 soldats à la suite de protestations contre des discriminations ethniques à leur égard.

Mari Alkatiri a démissioné lundi.

 

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