Kofi Annan salue l'offre du Royaume-Uni d'assurer la détention de Charles Taylor

15 juin 2006

Lors d'une conférence de presse à l'ONU, le Secrétaire général a salué la décision du Royaume-Uni d'accueillir l'ancien président Charles Taylor, inculpé de crimes contre l'humanité, afin qu'il serve sur son territoire toute sentence en prison prononcée par la Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

Kofi Annan s'exprimait lors d'une conférence de presse à New York, au cours de laquelle il a évoqué notamment les questions de la réforme de l'ONU, de la Somalie, du Darfour et du Moyen-Orient.

imageRetransmission de la conférence de presse[58mins]

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Soulignant que la décision britannique « devrait rendre possible le transfert de Charles Taylor à La Haye », le Secrétaire général s'est dit « très reconnaissant au Premier ministre Tony Blair et à la ministre des Affaires étrangères Margaret Beckett pour avoir pris cette décision véritablement digne d'un homme d'Etat ».

« Elle marque un nouveau pas en avant dans notre lutte contre l'impunité relative aux crimes les plus graves », a-t-il affirmé.

Ancien président du Libéria entre 1996 et 2003, Charles Taylor a été inculpé, le 3 mars 2003, par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone pour crimes contre l'humanité perpétrés dans ce pays au cours d'une guerre civile qu'il a alimentée.

Après son arrestation au Nigeria le 29 mars dernier, Kofi Annan avait estimé que « la comparution de Charles Taylor devant un tribunal [...] envoyait dans la région « le puissant message que l'impunité ne sera pas tolérée et que les chefs de guerre en puissance devront en payer le prix » (dépêche du 29.03.06).

Charles Taylor se trouve à l'heure actuelle en détention en Sierra Leone où il a été extradé par le Nigeria. Il a plaidé « non coupable » à l'issue de sa première audience devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (dépêche du 3.04.06).

Cependant, invoquant des risques pour la stabilité de la région, le Tribunal avait demandé à ce que le procès puisse se tenir à La Haye et non à Freetown (dépêche du 30.03.06).

Une résolution du Conseil de sécurité doit être adoptée à cet effet, mais son adoption, qui devait se faire début avril, était suspendue à la décision d'un des Etats Membres de fournir un établissement pénitentiaire propre à assurer sa détention (dépêche du 7.04.06).

Lors d'un point avec la presse à l'ONU, le Représentant du Royaume-Uni, Emyr Jones Parry, a indiqué « que son gouvernement avait passé des semaines à trouver une solution avant de décider d'offrir la solution lui-même ».

« Il faudra maintenant que le Royaume-Uni adopte une loi à cet effet et négocie avec le gouvernement des Pays-Bas », a-t-il précisé.

imageRetransmission de la recontre avec la presse d'Emyr Jones Parry[4mins]

 

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