FAO : le Traité sur les ressources phytogénétiques, élément fondamental de la lutte contre la faim

14 juin 2006

L'agence des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation a apporté son appui à la mise en oeuvre d'un traité destiné à préserver les ressources génétiques du monde végétal, outil « indispensable » pour éradiquer la faim, alors qu'il faudra nourrir en 2050 une population de 9 milliards de personnes.

S'adressant aux ministres, M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a souligné la nécessité d'une volonté politique permettant de continuer d'aller de l'avant en ce qui a trait à la mise en oeuvre du Traité international qu'il a qualifié d'instrument fondamental pour la lutte contre la faim et la malnutrition.

"Nous devons réaffirmer notre volonté politique d'oeuvrer en faveur des générations présentes et futures » et appliquer de manière exhaustive le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture, « instrument fondamental pour la lutte contre la faim et la malnutrition », a déclaré hier Jacques Diouf, directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Ce dernier s'exprimait lors d'une réunion des ministres de l'agriculture responsables de la mise en oeuvre du Traité, qui ont approuvé, par acclamation, le texte d'une Déclaration ministérielle dans lequel les Etats parties au Traité se sont engagés à « l'appliquer au plan national en mettant en place des normes et programmes spécifiques », indique un communiqué de l'agence publié aujourd'hui à Madrid.

La réunion ministérielle, présidée par la ministre de l'Agriculture, de la pêche et de l'alimentation espagnole, Elena Espinosa, et qui a regroupé des responsables gouvernementaux de plus de 70 pays, a aussi apporté son appui au renforcement des capacités nationales pour « la conservation et l'utilisation durable des ressources phytogénétiques ».

Soulignant que la génération actuelle doit relever le défi qui consiste à nourrir une population de 9 milliards de personnes en 2050, le directeur de la FAO a rappelé les différentes étapes ayant débouché sur la réunion de Madrid, notamment l'approbation, en 1983, par la Conférence générale de la FAO de l'Accord international sur les ressources phytogénétiques, puis l'approbation, en 1993, de la Convention sur la biodiversité, suivie de l'approbation du Traité en 2001 et son entrée en vigueur en juin 2004 après sa ratification par 40 Etats (dépêche du 4.01.06).

Le Traité offre des possibilités non seulement aux agriculteurs qui bénéficieront de nouvelles variétés résistantes au stress environnemental, aux maladies et aux nuisibles, mais également aux scientifiques, aux centres de recherche internationaux et aux secteurs public et privé qui disposeront d'une facilité d'accès majeure à la diversité génétique, souligne la FAO.

 

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