Soudan : le Secrétaire général exhorte la communauté internationale à "parler d'une seule voix"

19 avril 2006

Le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a présenté hier au Conseil de sécurité, réuni à huis clos, un exposé sur la détérioration de la situation entre le Tchad et le Soudan, exhortant la communauté internationale à « parler d'une seule voix » pour combattre la violence.

« Le Secrétaire général a pris note d'une lettre du Tchad qui indique avoir repoussé une attaque contre la capitale du pays et la capture de forces rebelles parmi lesquels figure, selon le gouvernement tchadien, des éléments soudanais », a indiqué aujourd'hui le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric.

« Le Secrétaire général a indiqué avoir intensifié ses consultations avec les dirigeants régionaux et d'autres, dans la recherche d'une solution pacifique et négociée », a dit le porte-parole lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU à New York.

Kofi Annan a par ailleurs souligné « qu'il serait utile que la communauté internationale parle d'une seule voix pour combattre la violence et promouvoir le dialogue dans le règlement des différends entre Etats ou au sein d'un Etat », a ajouté Stéphane Dujarric.

Plusieurs membres du Conseil de sécurité, notamment les Etats-Unis et la Chine, ont récemment fait publiquement connaître leur désaccord sur la marche à suivre au Soudan, notamment sur la question de l'imposition de sanctions individuelles à l'encontre des personnes entravant le processus de paix au Darfour ou reconnus coupable d'atrocités (dépêche du 17.04.06).

« Les membres du Conseil ont demandé au Secrétaire général de leur fournir davantage d'informations sur la situation », a conclu le porte-parole.

La réunion à huis clos faisait suite à une séance publique, en présence du Médiateur en chef des « pourparlers d'Abuja » sur le Darfour, Salim Ahmed Salim.

Ce dernier a estimé que malgré « l'incapacité des parties à faire des concessions », « un accord de paix global pour le Darfour était à portée de main ».

Il a estimé possible que les parties respectent la date butoir fixée par le Conseil de sécurité et l'Union africaine, qui souhaitent un accord final au plus tard le 30 avril prochain.

 

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