Le Conseil de sécurité appelle à juger les responsables des exactions lors de l'invasion du Koweït par l'Iraq

17 avril 2006

Le Conseil de sécurité a entendu aujourd'hui à huis clos un exposé de l'envoyé de l'ONU chargé de coordonner le rapatriement des Koweïtiens emprisonnés en Iraq lors de la guerre du Golfe de 1991 ou éventuellement de leurs dépouilles mortelles.

« Les membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné l'exécution de ressortissants du Koweït ou de pays tiers par le régime iraquien précédent, en violation des droits de l'homme et du droit international humanitaire. Ils ont convenu que les responsables de ces crimes terribles doivent être traduits en justice », a déclaré aujourd'hui le président du Conseil de sécurité, le représentant de la Chine Wang Gangya, lors d'une déclaration à la presse à l'issue de consultations avec Yuli Vorontsov, Coordonnateur de haut niveau.

image• Retransmission de l'intervention à la presse du président du Conseil de sécurité [7mins]

Dans sa résolution 1284 (1999), le Conseil de sécurité avait rappelé que l'Iraq était tenu de « faciliter le rapatriement de tous les nationaux du Koweït et d'États tiers » et qu'il était à ce titre « tenu de coopérer dans toute la mesure nécessaire avec le Comité international de la Croix-Rouge ».

La résolution demandait aussi au Secrétaire général de lui faire rapport tous les quatre mois sur ces obligations, et tous les six mois sur « la restitution de tous les biens koweïtiens, y compris les archives, saisis par l'Iraq », et de nommer un coordonnateur de haut niveau pour suivre ces questions.

Dans la déclaration d'aujourd'hui, le Conseil de sécurité a aussi exprimé sa préoccupation face « aux souffrances des familles des personnes disparues dont le sort était toujours inconnu ».

Il a par ailleurs aussi salué « l'engagement constructif du gouvernement iraquien ».

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.