L'Iran intéressé par la reprise de négociations, indique Kofi Annan

12 janvier 2006

Le Secrétaire général qui a eu aujourd'hui un entretien téléphonique avec le responsable du dossier nucléaire iranien a fait savoir que l'Iran était intéressé par la reprise de négociations, mais avec une date butoir, contrairement aux pourparlers précédents.

Le Secrétaire général s'est dit aujourd'hui « très préoccupé » par les derniers développements dans le dossier nucléaire iranien, lors d'une rencontre avec la presse, au siège de l'ONU à New York, après un déjeuner avec les membres du Conseil de sécurité, au cours duquel la question a été abordée.

image• Retransmission de la rencontre avec la presse [12mins]

« J'ai eu plusieurs fois au téléphone Mohamed ElBaradei et je me suis entretenu aujourd'hui pendant 40 minutes avec Ali Larijani, le responsable iranien chargé du dossier nucléaire », a indiqué Kofi Annan aux journalistes.

« Je l'ai exhorté à éviter une escalade, à faire preuve de retenue, à revenir à la table des négociations et je lui ai dit que la seule solution viable reposait sur une solution négociée », a rapporté Kofi Annan.

« A son tour, il m'a affirmé que l'Iran était intéressé par la reprise de négociations sérieuses et constructives, mais définies par un calendrier, indiquant que les précédents pourparlers avaient duré deux ans et demi et n'avaient abouti à aucun résultat », a ajouté le Secrétaire général.

« Il m'a assuré que les Iraniens étaient intéressés par la reprise de négociations et qu'ils étaient sérieux à ce sujet », a répété le Secrétaire général.

« Nous devrions essayer de résoudre la crise dans le cadre de l'AIEA - Agence internationale pour l'énergie atomique », a encore souhaité Kofi Annan.

« Si ce processus échoue, la question pourrait terminer au Conseil de sécurité. Je laisserai alors le Conseil décider de l'action à mener », a conclu Kofi Annan.

Selon les informations parues dans la presse, l'UE-3 - France, Allemange, Royaume-Uni - a souhaité aujourd'hui, dans une déclaration adoptée à Berlin, que « le Conseil de sécurité soit impliqué » dans le dossier iranien, « afin de renforcer l'autorité des résolutions de l'AIEA » sur l'Iran.

Mohamed ElBaradei, directeur de l'AIEA, s'était déclaré hier « gravement préoccupé » par la récente décision prise par l'Iran de relancer son programme d'enrichissement d'uranium.

Les inspecteurs de l'AIEA ont confirmé que l'Iran avait commencé à lever les scellés posés par l'AIEA sur le matériel et l'équipement servant à l'enrichissement d'uranium sur le site de Natanz, avait indiqué hier le porte-parole du Secrétaire général (voir notre dépêche du 11 janvier 2005).

 

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