Afghanistan : la MANUA rappelle que les abus commis par les forces de la coalition sont inacceptables

24 octobre 2005

Après la publication d'informations sur des corps de talibans brûlés par l'armée américaine, la Mission des Nations Unies en Afghanistan a rappelé aujourd'hui que les abus commis par les forces de la coalition étaient totalement inacceptables.

Après la publication d'informations sur des corps de Talibans brûlés par l'armée américaine, la Mission des Nations Unies en Afghanistan a rappelé aujourd'hui que les abus commis par les forces de la coalition étaient totalement inacceptables.

« Nous commenterons cette affaire plus tard », une fois les conclusions de l'enquête connue, a déclaré aujourd'hui Adrian Edwards, porte-parole de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), répondant à une question sur la publication d'informations sur des corps de Talibans brûlés par l'armée américaine, lors d'un point avec la presse aujourd'hui à Kaboul.

Mercredi dernier, la chaîne de télévision australienne SBS a diffusé un reportage montrant deux corps de rebelles talibans brûlés par l'armée américaine, une pratique non conforme à l'islam, religion nationale, qui a choqué nombre d'Afghans, à commencer par le gouvernement.

« Mais je soulignerais dès à présent que le 22 mai dernier, Jean Arnault, Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Afghanistan, avait fait une déclaration dans laquelle il condamnait les abus des forces de la coalition », a ajouté le porte-parole.

Jean Arnault avait qualifié de profondément choquants les abus infligés à des prisonniers afghans par les forces internationales et demandé que soit accordé à la Commission indépendante des droits de l'homme en Afghanistan un accès inconditionnel aux prisons, ainsi qu'aux locaux des forces de la coalition.

Il avait fait cette déclaration après la publication d'informations selon lesquelles l'armée américaine aurait en 2002 torturé à mort des détenus de la prison de Bagram en Afghanistan (voir notre dépêche du 22 mai 2005).

La MANUA a par ailleurs demandé la libération du journaliste Ali Mohaqiq Nasab qui a été condamné à deux ans de prison par la justice afghane pour avoir publié un article considéré par les autorités comme une offense à l'islam.

Dans cette affaire, la MANUA a rappelé que le droit à la liberté d'expression, entériné dans la Constitution de l'Afghanistan, tout comme la Déclaration des droits de l'homme, s'appliquait à tout le monde, y compris les journalistes.

 

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