Au Conseil de sécurité, la France plaide pour l'action collective et la solidarité internationale

14 septembre 2005

« La force ne viendra jamais seule à bout du terrorisme car elle ne répond pas aux frustrations des peuples, elle ne s'attaque pas aux racines du mal », a déclaré aujourd'hui le Premier ministre de la France qui prenait la parole au Conseil de sécurité où il a plaidé pour le renforcement de l'action collective et de la solidarité internationale.

« La force ne viendra jamais seule à bout du terrorisme car elle ne répond pas aux frustrations des peuples, elle ne s'attaque pas aux racines du mal », a déclaré aujourd'hui le Premier ministre de la France, Dominique de Villepin, qui prenait la parole au Conseil de sécurité où il a plaidé pour le renforcement de l'action collective et de la solidarité internationale.

« Les attentats qui ont frappé cet été Londres et Charm El-Cheikh, la Turquie et Israël nous le rappellent : aucun de nos Etats n'est a l'abri, aucun de nos Etats n'a les moyens de répondre seul à ce fléau. Notre coopération fera notre force », a déclaré le Premier ministre de la France, Dominique de Villepin (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

image• Retransmission de la séance du Conseil de sécurité[78mins]

Le Premier ministre a plaidé pour aller « plus loin » dans le cadre de la stratégie proposée par le Secrétaire général, « avec un principe : le plein respect de la règle de droit ». « Car l'exemplarité des démocraties est notre meilleur atout face aux terroristes ».

« La force ne viendra jamais seule à bout du terrorisme », a-t-il rappelé, « car elle ne répond pas aux frustrations des peuples, elle ne s'attaque pas aux racines du mal ».

Dominique de Villepin a par ailleurs appelé à une réponse déterminée sur la question de la prolifération des armes de destruction massive.

Aujourd'hui comme hier, le Secrétaire général a rappelé aux Etats membres, réunis pour le sommet mondial 2005, le caractère inacceptable de l'échec des négociations sur ce point et de son absence totale du document final du sommet (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

Rappelant à cet égard le rôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), il a souligné que si elle protégeait le droit à l'usage pacifique de l'énergie nucléaire, il y avait aussi « des devoirs à faire respecter, pour la sécurité de tous : si un Etat manque a ses obligations au titre du Traite de non-prolifération, il est légitime, une fois épuisée la voie du dialogue, que le Conseil de sécurité soit saisi ».

« C'est dans cet esprit que la France appelle fermement l'Iran à se conformer aux résolutions de I'AIEA et au respect de ses engagements internationaux, l'accord de Paris en premier lieu », a déclaré Dominique de Villepin.

Ce dernier a par ailleurs appelé au renforcement du Conseil de sécurité et à son élargissement avant la fin de l'année, exprimant le soutien de la France au projet du « G4 » présenté par l'Allemagne, le Brésil, l'Inde et le Japon ».

« Ne nous y trompons pas : face a des menaces qui ignorent les frontières des Etats, il n'y aura de véritable sécurité que collective. Face à des identités blessées, l'exigence de respect et de justice n'est pas seulement un impératif politique : c'est une condition de la paix. Face aux inégalités croissantes entre pays riches et pays pauvres, la solidarité est une condition de notre sécurité. Elle passe aussi par un engagement de tous en faveur du développement durable », a déclaré le Premier ministre de la France.

 

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