Les États-Unis opposés à un élargissement du Conseil de sécurité

13 juillet 2005

Les États-Unis se sont catégoriquement opposés hier à la proposition du G-4 - Allemagne, Brésil, Inde, Japon - visant à élargir le Conseil de sécurité à 25 membres contre 15 actuellement, présentée lundi à l'Assemblée générale qui débattait de la réforme du Conseil de sécurité.

« Les Etats-Unis ne pensent pas qu'une proposition pour élargir le Conseil de sécurité devrait être votée pour l'heure », a déclaré hier la représentante des États-Unis à l'Assemblée générale qui tenait une séance plénière sur la réforme du Conseil et qui examinait notamment le projet de résolution du G-4 qui consiste à ajouter dix sièges au Conseil de sécurité - six permanents et quatre non permanents contre cinq permanents actuellement et 10 non permanents.

Les Etats-Unis ont cependant reconnu le droit du Japon à prétendre à un siège permanent au sein du Conseil de sécurité.

Si plusieurs délégations dont les 25 coauteurs de la proposition du G-4 ont répondu favorablement à l'appel du Secrétaire général visant à ce que l'Assemblée générale se prononce sur la réforme du Conseil avant le sommet de septembre, de nombreuses autres dont celles des États-Unis, de la Fédération de Russie, après la Chine, ont mis en garde contre toute « décision prématurée ».

Compte tenu du manque de consensus, les Etats-Unis ont dit craindre une division inutile des membres de l'Assemblée générale face à une réforme du Conseil.

Ils estiment par ailleurs que la recherche d'un consensus sur la question devrait être basée sur un accord sur les critères d'élargissement. La représentante des Etats-Unis a suggéré à ce propos l'économie, la population, la puissance militaire, l'engagement en faveur des droits de l'homme et contre le terrorisme, l'équilibre géographique et la capacité à contribuer financièrement à l'ONU.

Enfin, les Etats-Unis ont dit craindre qu'un élargissement du Conseil n'affecte son efficacité.

Curieuse approche de la démocratie, a ironisé le représentant de l'Allemagne, aux côtés de celui de l'Inde qui a argué, avec son homologue, que le principe « un membre, une voix » est le signe plus tangible de l'égalité souveraine entre les États.

Voir l'ensemble des déclarations dans les communiqués de l'ONU du 12 juillet 2005 et du 11 juillet 2005.

Voir également notre dépêche du 12 juillet 2005.

 

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