La MONUC condamne le massacre de 39 civils, brûlés vifs, dans un village du Sud-Kivu

12 juillet 2005

Trente-neuf civils, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été brûlés vifs dans la nuit du 9 au 10 juillet, enfermés dans leurs huttes d'un village du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), par des assaillants, indique la Mission des Nations Unies dans le pays qui condamne « fermement ce massacre ».

Les assaillants ont enfermé les victimes dans leurs huttes, mis le feu aux habitations et brûlé vif 39 personnes, après avoir pillé leur village, situé à 75 km à l'ouest de Bukavu, le chef-lieu du Sud-Kivu, a indiqué la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) .

Sept rescapés mais grièvement blessés reçoivent actuellement des traitements, a indiqué Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général, lors de son point quotidien avec la presse, au siège de l'ONU à New York.

La MONUC, qui a été informée du massacre le 11 juillet, a immédiatement envoyé une équipe sur le lieu du crime où elle a trouvé une dizaine de huttes en cendres.

Selon la MONUC qui a pu recueillir des témoignages, les assaillants venaient de Kahuzi Bega Park et sont retournés dans cette direction après avoir commis le crime.

Une deuxième équipe, composée d'experts en droits de l'homme, de médecins légistes et de représentants des autorités judiciaires congolaises, est en route pour mener une enquête.

La Mission des Nations Unies s'est dite déterminée à faire toute la lumière sur ces événements et à traduire en justice les auteurs de ces crimes.

 

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