Conseil de sécurité : le succès de la transition en Iraq dépendra de son degré d'ouverture à tous les Iraquiens

16 juin 2005

Le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques a estimé aujourd'hui devant le Conseil de sécurité que selon de nombreux observateurs, le processus politique iraquien était entré dans une phase décisive de réconciliation nationale qui exigeait, comme toute réconciliation nationale, une relation constructive entre la majorité au pouvoir et les minorités politiques.

Danilo Türk, Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, venu informer le Conseil de sécurité du processus de transition politique en Iraq sécurité des activités de la Mission d'assistance des Nations Unies (MANUI) a estimé que le processus politique iraquien était entré dans une phase décisive de réconciliation nationale après la constitution du gouvernement et l'Assemblée nationale de transition et avant le référendum constitutionnel du 15 octobre et de l'élection d'un gouvernement permanent le 15 décembre prochain.

Abordant les prochaines étapes, le Sous-Secrétaire général a signalé la signature, avec la communauté sunnite, d'un accord de principe prévoyant l'intégration de 15 nouveaux membres et 10 experts à la Commission de rédaction de la constitution (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

La souplesse et le sens du compromis seront exigés de tous, a-t-il insisté, faisant notamment référence à la communauté internationale. Danilo Türk a ainsi estimé que la conférence internationale, qui doit se tenir à Bruxelles le 22 juin prochain, offre à cette communauté internationale une nouvelle occasion de dégager un consensus plus large sur l'appui à apporter à la transition iraquienne et au rôle des Nations Unies.

Les propos du Sous-Secrétaire général concernant le degré d'ouverture du processus de transition politique ont été repris, au cours de la séance, par le représentant de l'Iraq, Feisal Amin al-Istrabadi. Le gouvernement iraquien est convaincu de la nécessité d'ouvrir le processus de rédaction de la Constitution à tous les segments de la société iraquienne, a-t-il assuré avant d'annoncer la finalisation d'un projet de texte d'ici au 15 août.

Le représentant a, par ailleurs, appelé à des discussions sur les mandats de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations Unies (COCOVINU) et de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), afin de parvenir rapidement à un consensus.

Le Conseil de sécurité était saisi du dernier rapport du Secrétaire général sur l'Iraq publié le 10 juin dernier. Dans son rapport, le Secrétaire général avait dénoncé « les violations des droits de l'homme commises par toutes les parties » en Iraq (voir notre dépêche du 10 juin 2005).

Le 8 juin dernier, le président du Conseil de sécurité avait notamment espéré l'ouverture prochaine d'un débat sur la révision du mandat de la (COCOVINU). Même si l'on ferme le dossier sur l'Iraq, avait-il dit, il ne faudrait pas perdre l'expertise acquise par la Commission en matière de prolifération (voir notre dépêche du 8 juin 2005).

image• Retransmission de la séance du Conseil de sécurité [27mins]

 

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