Chypre : en l'absence d'évolution politique, le Secrétaire général recommande le maintien de la Mission de l'ONU

Chypre : en l'absence d'évolution politique, le Secrétaire général recommande le maintien de la Mission de l'ONU

Dans son dernier rapport au Conseil de sécurité sur la Mission de l'ONU à Chypre, le Secrétaire général indique que la situation sur l'île est calme, mais qu'en l'absence de processus politique viable, la méfiance persiste entre Chypriotes grecs et Chypriotes turcs, et que le dispositif militaire est toujours perçu comme une menace.

Convaincu que la présence de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP) demeure nécessaire, Kofi Annan recommande donc, dans son rapport (S/2005/353) au Conseil de sécurité, de proroger son mandat pour une nouvelle période de six mois, soit jusqu'au 15 décembre 2005, avec les effectifs actuellement autorisés et selon le concept d'opérations actuellement retenu.

Pendant ce temps, les activités de l'Opération continueront d'être examinées de près, et si des changements majeurs s'avéraient justifiés, le Secrétaire général les portera à l'attention du Conseil, indique le rapport.

Le Secrétaire général précise en outre ne pas être convaincu que le moment soit venu de désigner, pour l'exercice de ses bons offices, une personne qui se consacrerait à plein temps à la question de la situation à Chypre.

Des consultations du Conseil de sécurité à ce sujet sont prévues demain.

Le 31 mai dernier, le responsable des affaires politiques de l'ONU, Kieran Prendergast, s'était rendu à Chypre pour reprendre la mission de bons offices lancée par Kofi Annan, qui avait été suspendue à l'issue du rejet du plan des Nations Unies, lors du référendum qui s'est tenu il y a un an (voir notre dépêche du 31 mai 2005).

Kieran Prendergast devait poursuivre sa mission en se rendant à Athènes et à Ankara.