Aide publique à l'Afrique : le Secrétaire général souhaite des mesures concrètes au prochain Sommet du G-8

8 juin 2005

Le Secrétaire général se félicite de l'initiative conjointe des États-Unis et du Royaume-Uni appelant la communauté des donateurs à accroître de manière significative le montant de l'aide d'urgence en faveur de l'Afrique. Mais il souhaite que l'attention accordée aux besoins de l'Afrique se matérialise en actions concrètes lors du prochain Sommet du G-8.

Le Secrétaire général se félicite de l'initiative conjointe des Etats-Unis et du Royaume-Uni appelant la communauté des donateurs à accroître de manière significative le montant de l'aide d'urgence en faveur de l'Afrique. Mais il souhaite que l'attention accordée aux besoins de l'Afrique se matérialise en actions concrètes lors du prochain Sommet du G-8.

« Le Secrétaire général se félicite de l'initiative conjointe des Etats-Unis et du Royaume-Uni appelant la communauté des donateurs à accroître de manière significative le montant de l'aide d'urgence en faveur de l'Afrique. Il se joint à cet appel au nom des peuples qui se trouvent dans le besoin dans de nombreuses régions d'Afrique », indique son porte-parole dans un message transmis hier.

Il se félicite également « des annonces de contributions supplémentaires des Etats-Unis et du Royaume-Uni qui se sont engagés à verser respectivement 674 millions de dollars et 300 millions de dollars pour répondre aux urgences humanitaires en Afrique », ajoute le porte-parole.

Le Secrétaire général souhaite cependant que « l'attention accordée aux besoins de l'Afrique se matérialise en actions concrètes lors du prochain Sommet du Groupe des huit (G-8) ».

« Il relève que l'incapacité à financer suffisamment des programmes d'aide humanitaire engendre des conséquences dévastatrices à long terme pour ceux qui ne peuvent pas se le permettre, à savoir les communautés pauvres ravagées par la violence et les souffrances en raison de la famine ou de la sécheresse. Il note également que l'aide d'urgence ne peut pas se substituer aux actions à la fois au niveau des pays et au niveau international pour garantir que les économies africaines surmontent les nombreux obstacles qui freinent leur participation à l'économie mondiale en expansion.

Il espère que lors du prochain Sommet du G-8 qui se tiendra en Écosse et que lors du Sommet des Nations Unies à New York en septembre, les dirigeants du monde prendront des décisions pour répondre à ces questions, y compris en doublant l'aide au développement à long terme comme il le recommande dans son rapport « Dans une liberté plus grande » ainsi que dans le projet de document que fait circuler le Président de l'Assemblée générale (voir notre dépêche du 3 juin 2005).

Dans le rapport intitulé « Investir dans le développement : plan pratique pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement » , commandité par le Secrétaire général pour obtenir un plan concret de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), Jeffrey Sachs estimait que le coût total du déficit de financement des OMD dans l'ensemble des pays à faible revenu serait de 73 milliards de dollars en 2006, ce chiffre augmentant progressivement à 135 milliards de dollars en 2015.

« Pour les pays à revenu moyen, le coût de financement des OMD s'élèverait à 10 milliards de dollars d'appui direct pour les investissement des OMD. Outre ces dépenses directes consacrées aux OMD, il faudrait couvrir les coûts supplémentaires aux niveaux national et international, consacrés aux dépenses de renforcement des capacités des organismes bilatéraux et multilatéraux, aux dépenses consacrées à la recherche scientifique et technique, à l'allégement de la dette et autres domaines ».

Au total, estimait Jeffrey Sachs, « nous constatons que les besoins d'APD pour réaliser les OMD sont de l'ordre de 121 milliards de dollars en 2006, ce chiffre passant à 189 milliards de dollars en 2015, compte tenu des augmentations du cofinancement national ».

 

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