Le choix du nouveau chef de la gestion marque la détermination de l'ONU à se réformer, estime Louise Fréchette

17 mai 2005

La nomination par Kofi Annan de Christopher Bancroft Burnham, ancien responsable du Département d'Etat des États-Unis au poste de Secrétaire général adjoint à la gestion a été saluée aujourd'hui par la Vice-Secrétaire générale comme un message fort de la détermination de l'ONU à réformer ses méthodes de gestion. Louise Fréchette était venue présenter les réformes de gestion en cours à l'ONU.

« Le Secrétaire général a annoncé aujourd'hui la nomination de Christopher Bancroft Burnham des États-Unis au poste de Secrétaire général adjoint à la gestion », indique un communiqué publié aujourd'hui à New York, précisant qu'il a été « sélectionné après un « processus compétitif à l'issue duquel trois candidats finaux ont été interviewés ».

Il remplace Catherine Bertini et entrera en fonction le 1er juin 2005.

« Avant cette nomination, Christopher B. Burnham avait été nommé, en février 2005, par le Président Bush comme Secrétaire d'État adjoint chargé de la gestion et de la supervision de toutes les opérations globales du Département d'État, y compris la sécurité diplomatique, les ressources humaines, les opérations de construction à l'étranger, l'administration, les ressources pour l'information et les affaires consulaires », indique le communiqué.

Avant d'entrer dans l'administration Bush, il a été Administrateur de PIMCO's Colombus Circle Investors, une société de gestion de fonds de pension et de fonds communs de placement. En 1994, il avait été élu Trésorier de l'État du Connecticut où grâce à lui les fonds de pension sont devenus les plus lucratifs des États-Unis.

Auparavant, M. Burnham avait été banquier d'affaires au Crédit Suisse First Boston et à Advest Corporate Finance. Il a été trois fois élu à la Chambre des représentants du Connecticut.

« Nous avons la chance, avec Christopher Burnham, d'avoir quelqu'un qui a l'expérience à la fois de l'administration publique et de la gestion privée », a déclaré aujourd'hui la Vice-Secrétaire générale Louise Fréchette, lors d'une présentation, au Siège de l'ONU, à New York, des plans de réforme amorcés et prévus dans la gestion interne de l'Organisation.

Interrogée sur la possibilité que cette nomination puisse « rassurer Washington », elle a estimé que si c'était le cas tant mieux, mais qu'en tout état de cause cela envoyait un message fort de la détermination de l'ONU à réformer ses méthodes de gestion internes pour apporter plus de flexibilité.

« Nous sommes passés d'une ONU organisatrice de conférences à une ONU chargée de la responsabilité de nombreuses opérations sur le terrain », notamment avec l'extension des opérations de maintien de la paix dans les années 90, a-t-elle déclaré, rappelant qu'il y avait maintenant plus de personnel sur le terrain qu'au Siège à New York.

« Il faut adapter la gestion de l'ONU à ses nouvelles tâches », a-t-elle souligné.

Les initiatives présentées visent notamment à améliorer la gestion des cadres supérieurs, notamment en rendant plus transparent le processus de recrutement, à renforcer la responsabilité et en assurant un comportement éthique.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.