Côte d'Ivoire : le processus de paix est de la responsabilité de tous les Ivoiriens, selon Louise Fréchette

7 mars 2005
Louise Fréchette

Terminant par la Côte d'Ivoire une tournée en Afrique de l'Ouest pour promouvoir, sur le terrain, la politique de tolérance zéro décrétée par le Secrétaire général sur les questions relatives aux abus sexuels commis par les Casques bleus, la Vice Secrétaire générale a rappelé à Abidjan que le processus de paix était avant tout la responsabilité de tous les Ivoiriens.

Terminant par la Côté d'Ivoire une tournée en Afrique de l'Ouest pour promouvoir, sur le terrain, la politique de tolérance zéro décrétée par le Secrétaire général sur les questions relatives aux abus sexuels commis par les Casques bleus, la Vice Secrétaire générale a rappelé à Abidjan que le processus de paix était avant tout la responsabilité de tous les Ivoiriens.

« Nous n'avons aucune indication à ce stade de violations du code de conduite par le personnel civil et militaire de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), a déclaré samedi 5 mars à Abidjan la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Louise Frechette selon un communiqué de la mission publié à Abidjan.

Au cours d'une conférence de presse donnée samedi 5 mars au siège de l'ONUCI, Louise Frechette a salué les «mesures préventives d'ores et déjà mises en place par le leadership politique et militaire de l'ONUCI» et rappelé que l'ONUCI disposait de règlements internes pour assurer un comportement exemplaire de son personnel.

La Vice-Secrétaire générale a entrepris mercredi 2 mars une tournée en Afrique de l'Ouest pour sensibiliser le personnel des opérations de maintien de la paix au principe de « tolérance zéro » défendu par le Secrétaire général en matière de prévention de l'exploitation et des abus sexuels (voir notre dépêche du 2 mars 2005).

Après avoir visité le Liberia et la Sierra Leone, où « quelques cas de non-respect du code de conduite des Nations Unies ont été identifiés, » la Vice-Secrétaire générale a précisé que sa visite à l'ONUCI s'inscrivait dans « une démarche préventive ».

A Monrovia au Liberia, Louise Fréchette s'était entretenue avec Joseph Owonibi, Commandant en chef de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) et Jacques Klein, Représentant spécial du Secrétaire général dans le pays. La formation sur les questions relatives à l'exploitation et aux abus sexuels, l'amélioration des conditions de vie des Casques bleus et la nécessité d'accroître le personnel et les ressources pour mener des enquêtes, avait été au centre des discussions.

A Freetown en Sierra Leone, la Vice secrétaire générale s'était entretenue avec le Président Ahmad Tejan Kabbah. A Abidjan en Côte d'Ivoire, elle a rencontré le Président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Seydou Diarra (voir le communiqué de l'ONUCI du 4 mars 2005).

Répondant à une question sur le processus de paix en Côte d'Ivoire lors de la conférence de presse qu'elle a donné à Abidjan, Louise Frechette a tenu à rappeler que ce processus était avant tout la responsabilité de tous les Ivoiriens. « L'ONUCI et la communauté internationale ne sont là que pour aider, pour appuyer les efforts des parties ivoiriennes, et chacun doit assumer sa part dans ce processus, » a-t-elle ajouté.

Elle a aussi réitéré le soutien des Nations Unies à la médiation conduite par le chef de l'État sud-africain Thabo Mbeki au nom de l'Union africaine et a indiqué qu'à ce stade, «les Nations Unies continuent de travailler sur le principe de la tenue d'élections aux dates prévues».

« Le rôle et le mandat de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire nous semblent suffisamment clairs et assez bien compris par les parties », a déclaré la Vice Secrétaire générale, en réponse à une question sur la perception de la contribution de la Mission. Elle a cependant reconnu que « les attentes des parties dépassaient de temps en temps les moyens dont dispose l'ONUCI pour mettre en œuvre son mandat. »

Interrogée sur l'éventualité d'une modification du mandat de l'ONUCI, Louise Fréchette a indiqué que « seul le Conseil de sécurité pouvait envisager une telle modification » et rappelé que le Secrétaire général avait récemment demandé le renforcement des effectifs militaires de l'ONUCI à hauteur de 1200 troupes.

La Vice Secrétaire générale a tenu à souligner qu'en dépit d'effectifs limités « qui ne lui permettent pas de poster des troupes tout le long de la zone de confiance, l'ONUCI a toutefois la capacité d'agir efficacement en cas d'incursion de l'une des parties dans cette zone comme l'ont démontré les événements de la semaine ».

 

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