La disparition de Rafic Hariri, "une tragédie pour le Liban", selon Kofi Annan

15 février 2005

Qualifiant l'attentat contre l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri de véritable tragédie, le Secrétaire général a estimé aujourd'hui que sa disparition était une perte pour ses proches mais également pour son pays et pour la région, soulignant que les auteurs de cet assassinat devraient être traduits en justice. Il a aussi espéré un signe du retrait des troupes syriennes du Liban d'ici à avril prochain.

Qualifiant l'attentat contre l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri de véritable tragédie, le Secrétaire général a estimé aujourd'hui que sa disparition était une perte pour ses proches mais également pour son pays et pour la région, soulignant que les auteurs de cet assassinat devraient être traduits en justice. Il a aussi espéré un signe du retrait des troupes syriennes du Liban d'ici à avril prochain.

« Je pense que ce qui s'est passé au Liban hier est une véritable tragédie », a déclaré aujourd'hui, lors d'un point avec la presse (en anglais), le Secrétaire général en référence à l'assassinat, hier, de Rafic Hariri, l'ex-Premier ministre du Liban et parlementaire d'opposition (voir notre dépêche du 14 février 2005), ajoutant que c'était « un ami, un grand patriote et quelqu'un qui avait fait beaucoup pour le Liban ».

« Ce n'est pas seulement une perte pour sa famille mais aussi pour son pays et pour la région », a-t-il affirmé.

Kofi Annan a précisé qu'il serait présent à la réunion du Conseil de sécurité à laquelle serait débattue l'élaboration d'un rapport sur cet attentat.

« Nous ne savons toujours pas qui en est responsable, mais j'ai toute confiance que tous les efforts seront faits pour identifier les auteurs, qui devraient être traduits en justice », a-t-il indiqué, précisant qu'il donnerait toutes les informations à sa disposition au Conseil de sécurité.

Pour sa part, le Conseil de sécurité a réaffirmé aujourd'hui, par la voie d'une déclaration présidentielle, sa détermination à traduire en justice les auteurs de cet attentat, demandant « au Gouvernement libanais de traduire en justice les auteurs, organisateurs et commanditaires de cet acte terroriste inqualifiable » (voir notre dépêche d'aujourd'hui).

Interrogé sur la mission de Terje Roed-Larsen, Représentant spécial du Secrétaire général pour la mise en oeuvre de la résolution1559 (2004), auprès du Président syrien, le Secrétaire général a indiqué « qu'en ce qui concerne la résolution 1559, sa mise en oeuvre devra se poursuivre », ajoutant que « les pourparlers de Terje Roed-Larsen avec le Président Assad avaient été très fructueux et très francs » (voir notre dépêche du 10 février 2005).

Le Secrétaire général a par ailleurs espéré que « des signes clairs du retrait des forces syriennes du Liban » se manifesteraient d’ici à la remise de son prochain rapport, c'est-à-dire d’ici au mois d’avril.

Quant à l'envoi d'une force internationale pour le Liban, le Secrétaire général a rappelé que l'ONU était présente au Sud-Liban depuis longtemps, avec la Force intérimaire des Nations Unies au Liban FINUL, et qu'il faudrait étudier la question avec une très grande attention.

image• Retransmission du point de presse de Kofi Annan[11 mins]

 

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