Géorgie/Abkhazie : absence de progrès inacceptable, estime le Conseil de sécurité

28 janvier 2005

Constatant l'absence « inacceptable » de progrès dans le règlement du conflit entre la Géorgie et la partie abkhaze, en dépit de son appel lancé la semaine dernière, le Conseil de sécurité a décidé aujourd'hui de proroger le mandat de la Mission de l'ONU et rappelé aux parties que tout progrès nécessitera des concessions.

Soulignant que l'absence prolongée de progrès concernant les éléments clefs d'un règlement global du conflit en Abkhazie (Géorgie) est inacceptable, le Conseil de sécurité a adopté ce matin une résolution prorogeant le mandat de la Mission d'observation des Nations Unies en Géorgie (MONUG) pour une nouvelle période prenant fin le 31 juillet 2005.

Le Conseil de sécurité précise que cette reconduction se fait sous réserve du réexamen nécessaire de ce mandat, auquel il procéderait au cas où des changements interviendraient en ce qui concerne le mandat de la force de maintien de paix de la Communauté des États indépendants (CEI).

Aux termes de la résolution, le Conseil de sécurité réaffirme « l'attachement de tous les États Membres à la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Géorgie à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues, et la nécessité de définir le statut de l'Abkhazie au sein de l'État géorgien en se conformant strictement à ces principes ».

Le Conseil réaffirme son appui énergique au document sur les « Principes de base concernant la répartition des compétences entre Tbilissi et Soukhoumi » et sa lettre de couverture, rédigé par le Groupe des Amis du Secrétaire général avec le plein appui de tous ses membres, et il regrette profondément le refus persistant de la partie abkhaze d'accepter une discussion sur le contenu de ce document.

Par la résolution adoptée aujourd'hui, le Conseil de sécurité engage instamment à nouveau la partie abkhaze à prendre acte du document et de sa lettre de couverture.

Il prie « instamment les deux parties d'examiner ces documents de façon approfondie », et leur demande de participer à des « négociations constructives en vue d'un règlement politique du conflit » et souligne que le processus de négociation conduisant à un règlement politique durable et acceptable pour les deux parties nécessitera des concessions de part et d'autre.

Le Conseil de sécurité avait entendu, le 25 janvier dernier, un exposé de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la Géorgie, Heidi Tagliavini, qui avait présenté le dernier rapport du Secrétaire général sur la question (voir notre dépêche du 25 janvier 2005).

 

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