« Tolérance zéro » aux abus sexuel : deux soldats suspendus par la Mission de l'ONU au Burundi

17 décembre 2004

La Mission des Nations Unies au Burundi a suspendu deux soldats du maintien de la paix à la suite d'allégations de mauvaise conduite sexuelle, appliquant la politique de « tolérance zéro » affirmée par le Secrétaire général de l'ONU.

La Mission des Nations Unies au Burundi a suspendu deux soldats du maintien de la paix à la suite d'allégations de mauvaise conduite sexuelle, appliquant la politique de « tolérance zéro » affirmée par le Secrétaire général de l'ONU.

Deux soldats au service de l'Opération des Nations Unies de Maintien de la paix au Burundi (ONUB) ont été suspendus de leurs fonctions, avec effet immédiat, informe un communiqué de la Mission diffusé aujourd'hui.

« Les deux soldats font actuellement l'objet d'une enquête concernant des allégations de mauvaise conduite sexuelle, le week-end dernier à Muyinga », précise le communiqué, qui indique « qu'afin de ne pas porter préjudice à l'enquête officielle actuellement en cours, aucun autre détail ou commentaire ne sera rendu public pour le moment ».

« Une enquête officielle menée par l'ONUB a commencé ce lundi et se terminera le plus rapidement possible. Cette Mission ne démissionnera pas de sa responsabilité envers les Burundais et envers la communauté Internationale afin d'assurer l'application rigoureuse de la politique de tolérance zéro prônée par le Secrétaire

général à l'égard de l'exploitation et des abus sexuels commis par le personnel des Nations Unies », déclare le porte-parole de la Mission de l'ONU.

«Nous ne connaîtrons pas le repos tant que nous n'aurons pas éliminé ces pratiques […] au sein de toute […] opération de maintien de la paix, dans toute l'Organisation. Et nous devons nous assurer que les auteurs rendront pleinement comptes de ces actes », affirmait le Secrétaire général dans une déclaration publiée le 19 novembre dernier à l'occasion de faits similaires dans le cadre de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo.

Kofi Annan avait rappelé que sa « politique de tolérance zéro à l'égard des exploitations et abus sexuels » ne souffrait pas d'exception.

En juillet dernier, le Secrétaire général avait demandé au Prince Zeid Ra'ad Al-Hussein, le Représentant permanent de la Jordanie auprès des Nations Unies et lui-même acteur expérimenté du maintien de la paix, d'agir en tant que conseiller sur cette question.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.