Iraq : études préliminaires pour l'extension de la Mission de l'ONU

15 décembre 2004

L'ONU va accroître la présence de sa Mission en Iraq en ouvrant des bureaux à Bassorah et à Erbil, annonce aujourd'hui le Secrétaire général qui a demandé une évaluation préliminaire des conditions de sécurité.

« Le Secrétaire général a l'intention de poursuivre l'expansion de la présence de la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Iraq (MANUI) dans le pays, en application du mandat qui lui a été confié par la résolution 1546 du Conseil de sécurité (2004) », indique un message transmis par son porte-parole aujourd'hui.

« Soulignant la haute importance qu'il attache à la fourniture d'une protection essentielle au personnel concerné », le Secrétaire général a donné des « instructions afin que des mesures préliminaires soient prises pour évaluer les conditions en matière de sécurité afin d'établir la présence de la MANUI à Basra et à Erbil aussi rapidement que possible » (carte).

Lors d'une conférence de presse tenue le 13 décembre, le Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Iraq, Ashraf Qazi, avait annoncé cette extension tout en précisant que la condition posée par l'ONU liée aux « circonstances en matière de sécurité » était parfaitement valide.

Il estimait en effet que l'accroissement du personnel en l'absence de sécurité serait de nature à mettre en péril la mission de l'ONU en Iraq au lieu de le renforcer (voir notre dépêche du 13 décembre 2004).

Interrogé lors de son point quotidien avec la presse, le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, a indiqué aujourd'hui qu'il n'y avait pour l'instant pas de précisions quant au nombre de personnes impliquées ni quant au calendrier.

« Pour l'instant, il s'agit de mener une évaluation de l'emplacement des locaux et des conditions de sécurité », a-t-il indiqué.

« Le plafond actuel de 59 personnes n'est pas adéquat pour ce que nous voulons faire », a-t-il précisé, ajoutant que « le déploiement du personnel de protection rapprochée de Fidji portera ce chiffre plutôt autour de 200 personnes ».

« Le contingent fidjien suit à l'heure actuelle une formation et sera bientôt déployé » a ajouté Fred Ekhard (voir, sur la constitution de ce contingent, notre dépêche du 21 octobre 2004).

Interrogé par ailleurs sur les forces qui assureraient la protection de l'ONU, le porte-parole a indiqué qu'à part l'unité de protection rapprochée, les autres niveaux de protection seraient intégrés au sein de la Force multinationale » de la Coalition menée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, « même s'ils fonctionneraient en tant qu'unité spécialement dédiée à la protection du personnel de l'ONU ».

 

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