Kofi Annan : retour anticipé à New York pour s'occuper du suivi de Charm el-Cheikh

Kofi Annan : retour anticipé à New York pour s'occuper du suivi de Charm el-Cheikh

Kofi Annan
Le Secrétaire général a écourté son séjour à Ouagadougou au Burkina-Faso en raison de questions urgentes, ayant à voir avec le suivi de la Conférence de Charm el-Cheikh, qui requéraient sa présence à New York, indiqué aujourd'hui son porte-parole.

Sa présence était nécessaire au Siège de l'ONU de façon à ce qu'il puisse assurer le suivi de la Conférence de Charm el-Cheik en ce qui concerne la présence de l'ONU en Iraq, a précisé son porte-parole, Fred Eckhard, lors de la rencontre avec la presse organisée quotidiennement par l'ONU à New York.

Avant son départ de Ouagadougou, Kofi Annan s'est entretenu pendant près de 45 minutes, mercredi soir, avec le Président du Burkina-Faso, Blaise Campaoré. Il a indiqué ensuite à la presse que leurs discussions avaient porté sur la Côte d'Ivoire, a précisé Fred Eckhard.

Lors de cette rencontre avec la presse, il lui a été demandé s'il avait un message pour le peuple ivoirien en général et le président Gbagbo en particulier. Le Secrétaire général a alors répondu qu'il était essentiel qu'ils s'engagent dans le dialogue et la réconciliation s'ils voulaient « sauver le pays. »

« Il n'y a pas de solution militaire. Ils doivent donc trouver une façon de vivre ensemble », a déclaré Kofi Annan à cette occasion.

Même s'il n'a pu assister au Sommet de la Francophonie qui commençait ses débats aujourd'hui, son Représentant spécial pour les Grands lacs, Ibrahima Fall, était présent et a délivré un message en son nom, a indiqué le porte-parole (voir notre dépêche d’aujourd’hui).

Fred Eckhard a par ailleurs été longuement interrogé à la fin de ce point de presse sur les informations parues dans la presse concernant le fils de Kofi Annan, Kojo Annan, indiquant que ce dernier aurait continué à percevoir, jusqu'en février 2004, ce qu'il a expliqué être des dédommagements liés à un contrat de non-concurrence passé avec son ancienne société, la COTECNA, un des prestataires de l'Iraq dans le cadre du Programme « pétrole comme nourriture. »

Rappelant que les faits avaient été signalés à la Commission indépendante dirigée par Paul Volcker, et que c'était à la Commission de tirer ses conclusions, le porte-parole a indiqué, en réponse à une question, qu'il n'avait pas connaissance d'un quelconque lien entre le retour anticipé du Secrétaire général à New York et cette affaire.

La présence de l'ONU en Iraq dans un contexte difficile d'insécurité est la principale raison qu'il nous a donnée pour son retour, a-t-il indiqué, ajoutant que le Secrétaire général avait également mentionné la Côte d'Ivoire et le Soudan.