Don alimentaire de la Corée du Sud à la Corée du Nord via l'ONU

22 octobre 2004

Saluant le don de 100 000 tonnes de maïs effectué par la République de Corée (Corée du Sud) dans le cadre d'une opération d'urgence visant 6,5 millions de personnes vulnérables en Corée du Nord, le chef du Programme alimentaire de l'ONU a souligné que l'aide sud-coréenne avait contribué à maintenir la paix dans la péninsule.

Le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), James Morris, cité dans un communiqué publié aujourd'hui par le PAM, a exprimé sa gratitude à l'issue de sa rencontre avec le Vice-minitre pour l'Unification, Rhee Bong-jo.

« Nous cherchons à établir un partenariat nouveau, mutuellement gratifiant qui traduise notre vision commune d'un monde débarassé de la faim. Nous sommes reconnaissant pour le leadership, l'expertise et les ressources que vous pouvez apporter au monde », a déclaré James Morris qui s'exprimait aujourd'hui à Séoul, où il effectue une visite de trois jours.

Il a également fait remarquer que, « en moins d'une génération, la République de Corée, de pays dépendant lui-même de l'aide alimentaire, s'était muée en une locomotive économique. » Il a toutefois ajouté que les sommes données au PAM couvrait moins du dixième des besoins de ceux qui souffraient de malnutrition dans le monde.

Aux yeux du directeur du Programme toutefois, l'aide alimentaire fournie par la Corée du Sud à la République populaire démocratique de Corée (RPDC) ou Corée du Nord, dont 1,2 million de tonne de riz depuis 2002 sous forme de prêts à taux réduits, a contribué à maintenir la paix dans la péninsule.

En RDPC, où le PAM est de loin l'agence humanitaire la plus présente, il applique une stricte politique basée sur le principe du « pas d'accès, pas d'aide », indique le communiqué qui précise qu'il apporte son aide seulement aux 161 comtés et districts où son personnel peut opérer un suivi.

Au cours de ses neuf années de présence en Corée du Nord, l'agence a progressivement affiné ses mécanismes de ciblage, établissant de précieuses bases de données sur la disponibilité des vivres, les prix, les revenus, les comportements des consommateurs et les mécanismes de suivi, explique-t-il.

« Cette infrastructure est unique en RPDC et elle est onéreuse. Mais elle est efficace quand il s'agit de s'assurer que ceux qui ont besoin d'aide, la reçoivent », a fait observer James Morris.

 

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