R. D. du Congo : dernière ligne droite avant la Conférence sur les Grands Lacs

21 octobre 2004

En visite en République démocratique du Congo pour y ajuster le déploiement des troupes de la Mission de l'ONU dans le pays, le responsable du Maintien de la paix de l'ONU s'est informé sur la réunion préparatoire sur la Conférence internationale sur les Grands Lacs, cette réunion, dernière du genre avant que la Conférence internationale n'ouvre ses travaux le mois prochain en Tanzanie, ayant lieu actuellement à Kinshasa.

Le Secrétaire Général adjoint de l'ONU en charge des Opérations de Maintien de la Paix, Jean-Marie Guéhenno, qui séjourne à Kinshasa depuis le 16 octobre dans le cadre d'une visite destinée à ajuster le concept de déploiement de la la Mission des Nations en RDC en fonction de l'effectif alloué récemment par le Conseil de sécurité (voir nos dépêches sur la décision du Conseil de sécurité du 1er octobre et le lien">message du Secrétaire général qui a suivi) doit s'entretenir aujourd'hui jeudi avec le Chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila, a indiqué hier le porte-parole de la MONUC, Mamadou Bah, au cours du point hebdomadaire de la Mission avec la presse.

Jean-Marie Guéhenno et William Swing, Représentant spécial du Secrétaire général pour le RDC, le chef de la MONUC, ont également rencontré le Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU pour la région des Grands Lacs, Ibrahima Fall, qui se trouve à Kinshasa dans le cadre de la deuxième réunion du Comité préparatoire régional de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs qui a débuté dans la capitale de la RDC le 9 octobre et se poursuit jusqu'au 23.

Les délégations de 11 pays, l'Angola, le Burundi, le Congo, le Kenya, l'Ouganda, la RDC, la Centrafrique, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie prennent part à ces travaux, selon l'attaché de presse de M. Fall, George Ola-Davies.

Ces 11 pays membres vont travailler à partir des recommandations politiques formulées pendant la précédente réunion préparatoire de Bujumbura et élaborer des priorités claires avant la Conférence internationale proprement dite qui aura lieu à Dar es Salaam, la capitale diplomatique de la Tanzanie, du 19 au 20 novembre.

Il est prévu qu'y soit rédigée la Déclaration de Dar-Es Salaam et que les pays y signent un Pacte de Stabilité, de Sécurité et de Développement (SSD). « Des instruments seront mis en place pour accompagner ce Pacte pour qu'il ne reste pas lettre morte », a assuré George Ola-Davies.

Cette Conférence se veut un forum de coopération des Etats de la région rassemblés pour travailler à l'élaboration de moyens d'y ramener et d'y maintenir la paix. Dans ce même ordre d'idée, concevoir des actions coordonnées au niveau régional, Jean-Marie Guéhenno poursuit des consultations non seulement au sein de la MONUC mais avec une autre mission de l'ONU dans la région, l'Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB).

M. Ghéhenno, qui a rencontré hier les Vice-présidents de la République Démocratique du Congo, « doit rendre compte au Conseil de Sécurité des Nations Unies, au plus tard le 1er novembre, des changements nécessaires dans la structure et dans le déploiement de la MONUC », a rappelé Mamadou Bah.

Revenant par ailleurs sur l'opération de rapatriement de réfugiés de la RDC en provenance de la République Centrafricaine (RCA) (voir notre dépêche du 19 octobre ), il a indiqué que l'agence de l'ONU pour les réfugiés avait annoncé une autre opération de rapatriement de réfugiés congolais de RDC au début de l'année prochaine, cette fois-ci à partir du Congo-Brazzaville mais toujours à destination de la province de l'Equateur, leur région d'origine.

« Le groupe visé est estimé à entre 60.000 et 80.000 personnes », a précisé le porte-parole de la MONUC.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.