Mort de l'écolière blessée hier par balle dans une école de l'UNRWA à Gaza

Mort de l'écolière blessée hier par balle dans une école de l'UNRWA à Gaza

L'UNRWA aide les réfugiés palestiniens (archives)
A 9 h 15 ce matin dans la bande de Gaza, la petite fille frappée par une balle alors qu'elle se trouvait dans sa salle de classe dans une école de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, est morte. C'est le second enfant, aux cours des dernières semaines, à avoir subi ce sort dans des circonstances semblables.

Ghabeer Jaber Mokheimer avait 9 ans (et non 11 ans comme nous l'écrivions hier dans une dépêche).

Blessée hier à l'estomac d'une balle tirée depuis une position israélienne située à l'extérieur du camp de Khan Younis où elle se trouvait à l'école, elle est morte ce matin des suites de ses blessures, indique un communiqué (en anglais) de l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient).

Le Commissaire général, Peter Hansen, y exprime la peine que lui inspire cette mort et celle d'une autre élève de 10 ans, Raghda Adnan Al-Assar, tuée dans les mêmes circonstances, le 7 septembre dernier. « Que deux enfants soient tués par balle alors qu'ils sont assis à leurs bureaux dans des écoles de l'UNRWA est terrible de tous les points de vue. Les écoles devraient être des havres de paix », fait-il observer.

Il précise par ailleurs qu'en dehors des établissements scolaires, le rythme des morts d'enfants s'est « terriblement accéléré à Gaza au cours des dernières semaines. »

« Le droit le plus fondamental d'un enfant, celui à la vie, y est désormais violé presque tous les jours », ajoute-t-il.

L'UNRWA a demandé de façon répétée aux instances militaires israélienne de cesser de tirer sur les écoles. Or cela fait maintenant quatre fois que cela se produit en deux ans, ce qui montre le caractère indiscriminé et dangereux des tactiques militaires de l'armée israélienne dans les zones civiles, indique le communiqué de l'agence.

Une de ses préoccupations est par ailleurs que les parents redoutent de plus en plus d'envoyer leurs enfants à l'école autant en raison des risques encourus au cours du trajet qu'une fois arrivés, a indiqué l'UNRWRA.