Douze mois d'activités de l'ONU passés en revue à l'Assemblée générale

Douze mois d'activités de l'ONU passés en revue à l'Assemblée générale

L'Assemblée générale
L'examen par l'Assemblée générale de l'ONU du rapport du Secrétaire général sur l'activité de l'Organisation au cours de l'année écoulée a été l'occasion d'un échange de vues sur tous les grands thèmes qui ont occupé la scène internationale ces douze derniers mois.

Une des grandes constatations des intervenants au cours des séances consacrées communiquéhier et aujourd'hui à l'examen de ce rapport a été l'écartèlement de l'institution entre les demandes de plus en plus nombreuses qui lui sont faites en matière de montée de la paix et des ressources qui ne sont pas nécessairement disponibles.

En contrepoint, la stabilité relative du continent africain par rapport à des situations antérieures a été dans une large mesure attribuée à l'ONU tandis que d'autres se félicitaient du recours aux organisations régionales, l'Union africaine bien sûr mais aussi la CEDEAO, l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) ou encore aux partenariats tels l'accord de coopération ONU-Union européenne dans la gestion des crises.

A l'inverse, la « faiblesse de la réaction collective internationale incarnée par l'ONU » dans des situations de drames humains tels que celui du Darfour a été déplorée alors que pour certains pays, la Cour pénale internationale représente un espoir de réprimer les crimes contre l'humanité, sans que pour autant on puisse l'utiliser à des fins politiques.

Les stratégies d'intervention préventive pour lutter contre le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive ou pour imposer l'ordre dans les pays menacés d'éclatement ont été qualifiées d'erreur historique par l'ambassadeur du Pakistan tandis que le représentant du Japon enjoignait la communauté internationale à faire un effort d'unité pour soutenir le processus de transition iraquien et faire en sorte que le pays redevienne une nation stable et démocratique.