AIEA : pas de risque de prolifération pour les matières radioactives trouvées en Iraq

9 août 2004

L'Agence de l'ONU pour l'énergie atomique, qui revient à Vienne après avoir achevé son inventaire annuel des matières nucléaires déclarées en Iraq, n'y a trouvé que de l'uranium naturel ou faiblement enrichi qu'elle juge ne pas poser de problèmes du point de vue de la prolifération.

Conduite à la demande du Gouvernement iraquien, et en application des accords de garantie du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), “la mission de cette semaine a constitué un premier pas en avant”, a déclaré le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, indique un communiqué de l'agence paru aujourd'hui.

Les matières nucléaires inspectées, de l'uranium naturel ou faiblement enrichi, ne constituent pas des matériaux sensibles du point de vue de la prolifération et ont été regroupées au Centre de Tuwaitha, au sud de Bagdad.

Ces inspections visent avant tout à vérifier que l'état des matériaux nucléaires correspond bien à la déclaration faite par le pays, qui est signataire du TNP et sont plus limitées que celles menées de 1991 à 1998, et de 2002 à 2003 par l'AIEA, dans le cadre de la résolution 687 du Conseil de sécurité.

M. ElBaradei a souligné qu'il espérait que « l'agence serait en mesure de mener à bien le mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité et de lui permettre, le moment venu, de lever toutes les sanctions et restrictions imposées à l'Iraq – afin que les droits de ce pays, en tant que membre à part entière de la communauté internationale, puissent être rétablis ».

La levée des sanctions dépend du processus de vérification mené non seulement par l'AIEA mais aussi par la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations Unies (CCVINU), souligne le communiqué.

La mission qui vient de s'achever a été menée avec l'assistance logistique et sécuritaire de la Force multinationale et du Bureau du Coordonnateur des Nations Unies pour les questions de sécurité, précise l'AIEA.

Elle souligne avoir repris son assistance technique au cours des derniers mois, notamment en menant une étude régionale de la pollution créé par les déchets naufragés en zone cotière. Une délégation du Ministère iraquien pour la Science et la Technologie s'est également rendue au Siège de l'AIEA le mois dernier pour discuter des modalités d'une coopération technique dans des domaines aussi variés que la protection contre les radiations, la gestiondes déchets radioactifs, la lutte contre le trafic illicite et le développement des ressources humaines dans le domaine du nucléaire, indique le communiqué.

- Dossier Iraq du site de l'ONU

---

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.