La Cour pénale internationale achève sa première prise de contact avec la R.D. du Congo

30 juillet 2004

La délégation de la Cour pénale internationale de justice (CPI) a achevé aujourd'hui sa première mission officielle en République démocratique du Congo (RDC) et annoncé à la radio de l'ONU dans le pays que, même si le travail d'enquête commençait effectivement dès cette première visite, le déploiement effectif des enquêteurs était prévu en septembre.

Depuis le 26 juillet dernier, des responsables du Bureau du Procureur et du Greffe, sept membres de la CPI au total, ont rencontré des représentants des autorités gouvernementales avec lesquelles il ont discuté des modes de coopération de la RDC et de la Cour lorsque démarrera son enquête des crimes graves commis dans le pays depuis juillet 2002.

La délégation a également tenu des consultations avec des organisations internationales et des représentations diplomatiques présentes dans le pays ainsi qu'avec des membres de la société civile.

Leur mission consistait également à évaluer les difficultés de l'opération menée par la Cour sur le terrain ainsi que l'importance que revêtaient aux yeux de la population l'importance de la justice et de la lutte contre l'impunité.

L'objectif de cette mission est d'évaluer les possibilités d'une coopération future, indique un communiqué de la Cour paru aujourd'hui.

Selon une interview d'un membre de la délégation, le procureur adjoint de la CPI, Serge Brametz, recueillie par Radio Okapi, la radio de la Mission des Nations Unies en RDC ou MONUC, le déploiement des enquêteurs de la Cour en RDC s'effectuerait en septembre prochain.

«Sur le plan juridique, nous sommes déjà dans la phase de l'enquête. Tout le travail que nous débutons maintenant aura pour objectif de constituer des documents, de construire des dossiers qui permettront de mener à bien l'enquête qui devra permettre une poursuite des responsables devant la cour avec évidemment des condamnations », a indiqué M. Brammetz.

Le 5 juillet dernier, le Procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, avait informé le Président en République démocratique du Congo”.

Il estimait en effet « qu'il existait un fondement raisonnable pour lancer une enquête » sur les crimes commis sur le territoire de la RDC depuis le 1er juillet 2002, date d'entrée en vigueur du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

 

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