Pour Kofi Annan, il est temps pour le Président Arafat de procéder à la réforme de l'Autorité palestinienne

21 juillet 2004

Au cours de sa conférence de presse, le Secrétaire général a également répondu aux questions qui lui étaient posées sur la « crise qui bouillonne au Moyen-Orient » et sur le nombre de pays prêts à assurer la sécurité de l'ONU en Iraq.

D'un côté il y les Palestiniens qui prennent ombrage de la déclaration devant le Conseil de sécurité de Terje Roed-Larsen, l'Envoyé spécial de l'ONU au Moyen-Orient, et de l'autre, les Israéliens qui se rebellent contre la résolution de l'Assemblée générale leur demandant d'abattre la barrière qu'ils sont en train de construire, a fait observer une journaliste avant de demander à à Kofi Annan, si tout cela n'allait pas se traduire par une crise au sein du Quatuor.

A cela, le Secrétaire général a répondu par la négative, indiquant que « tous les membres du Quatuor étaient préoccupés par l'évolution récente. »

Il a ajouté qu'il espérait que, malgré les difficultés et la complexité de cette crise en Palestine, elle serait exploitée de façon positive et que ce serait une occasion pour les Palestiniens d'avancer et de parvenir à une restructuration, tout particulièrement dans le domaine de la sécurité. Cela sera le cas, a indiqué Kofi Annan, « si cela débouche sur un renforcement des pouvoirs du Premier Ministre et du Ministère de l'Intérieur pour qu'ils prennent réellement en charge les forces de sécurité et sur une réforme du cabinet de telle sorte qu'il puisse fonctionner sous la direction du Premier Ministre. »

« J'espère que le Président Arafat verra la nécessité de soutenir ce type de réforme à ce stade de façon à faire avancer le processus », a-t-il ajouté

Il a déclaré être au courant des déclarations faites par les Israéliens concernant la résolution de l'Assemblée générale « qu'à l'évidence ils n'apprécient pas » mais a fait observer que la propre Cour suprême israélienne avait demandé que le tracé de la barrière soit modifié en raison de l'impact négatif qu'il avait sur les Palestiniens.

« On ne peut pas dire par conséquent que l'avis de la Cour internationale soit complètement infondé », a fait observer Kofi Annan, ajoutant qu'il pensait qu'en réalité « ils devraient prêter attention à l'avis de la Cour même s'il n'est pas contraignant car il comporte certaines obligations morales. »

Passant à la question de l'Iraq, il lui a été demandé combien de pays avaient manifesté la volonté d'apporter des troupes pour participer à la sécurité de l'ONU dans le pays, le Secrétaire général a indiqué que « trois ou quatre pays avaient manifesté un certain intérêt mais y mettaient des conditions » Il a cité l'exemple du Président Musharaf qui « serait prêt à déployer des troupes si la requête émanait du Gouvernement intérimaire iraquien et si d'autres troupes islamiques étaient présentes sur le terrain ».

« D'autres discussions sont en cours avec des pays islamiques de la région mais ne sont pas encore terminées » a ajouté Kofi Annan qui a fait observer qu'il appartenait aux Etats membres de décider de la nécessité de la présence de l'ONU en Iraq.

S'ils considèrent cette présence importante, pourquoi ne lui donnent-ils pas les moyens d'y retourner ? C'est à eux de répondre à cette question pas à moi », a-t-il ajouté.

- Dossier Moyen-Orient du site de l'ONU

- Dossier Iraq du site de l'ONU

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- Transcript de la conférence de presse de Kofi Annan

 

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