Le Gouvernement ivoirien doit fonctionner normalement, selon l'Ambassadeur de la France auprès de l'ONU

Le Gouvernement ivoirien doit fonctionner normalement, selon l'Ambassadeur de la France auprès de l'ONU

Jean-Marc de La Sablière
Le Représentant de la France auprès des Nations Unies, Jean-Marc de la Sablière, a estimé mercredi, à Abidjan, deuxième étape du voyage de dix jours en Afrique de l'Ouest d'une délégation du Conseil de Sécurité, que la Côte d'Ivoire devait retrouver un « gouvernement qui fonctionne normalement ».

« Il est clair que ce Gouvernement ne fonctionne pas normalement actuellement », a déclaré M. De la Sablière, lors d'une conférence de presse. « D'ailleurs, ce Gouvernement ne peut même pas se réunir », a-t-il ajouté. Selon l'ambassadeur français, « il faut par conséquent que la Côte d'Ivoire puisse retrouver un Gouvernement qui fonctionne normalement, que les textes puissent être envoyés à l'Assemblée, que l'action quotidienne puisse être entreprise dans de bonnes conditions ».

La Côte d'Ivoire constituait l'une des étapes les plus importantes de cette mission d'étude de dix jours en Afrique de l'Ouest, qui a débuté lundi, et qui doit mener également les représentants de 14 des 15 Etats membres du Conseil de sécurité au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée, probablement au Nigeria, et en Guinée-Bissau.

Sous la direction de l'Ambassadeur du Royaume-Uni, Emyr Jones Parry, les membres du Conseil ont rencontré mercredi, le Président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, le Premier ministre, Seydou Elimane Diarra, plusieurs autres membres du Gouvernement, le Président de l'Assemblée nationale, ainsi que des représentants de la société civile.

« Durant toutes ces réunions, nous avons souligné l'appui que nous accordons à l'Accord de Linas-Marcoussis », a affirmé M. Jones Parry, lors de cette même conférence de presse. « Nous avons souligné notre souci de voir sa mise en œuvre rapide et complète et nous avons indiqué clairement que les Nations Unies étaient prêtes à appuyer ce processus et, grâce à son investissement important sur le terrain en Côte d'Ivoire, de réunir les conditions pour que les dirigeants politiques de ce pays puissent parvenir à appliquer pleinement l'Accord de Linas-Marcoussis. »

« Les Nations Unies font leur part, il convient que les parties ivoiriennes fassent de même et remplissent les engagements pris à Linas-Marcoussis », a également insisté M. De La Sablière.

« Nous repartons à la fois un peu encouragés, mais également un peu préoccupés », a-t-il ajouté. « Il y a quelques signes que nous avons notés mais qui demandent à être confirmés. Nous allons maintenant surveiller de près la situation. »