Neuf pays sur dix ont adopté le planning familial, selon le Fonds de l'ONU pour la population

Neuf pays sur dix ont adopté le planning familial, selon le Fonds de l'ONU pour la population

Thoraya Obaid
Plus de 90% des pays ont intégré le planning familial et la maternité sans risque à leurs systèmes de soins primaires, révèle une étude menée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), rendue publique lundi à Genève.

L'étude souligne que tous les pays sont d'accord sur le fait qu'il est essentiel d'observer l'agenda de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), qui s'est tenue au Caire en 1994, pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (ODM) et notamment réduire de moitié le taux de pauvreté extrême d'ici à 2015, indique le communiqué de l'agence.

Neuf pays sur dix ont également pris des mesures visant à aborder le problème de la santé reproductive des adolescents, notamment en introduisant l'éducation à la santé reproductive dans les programmes scolaires. De nombreuses personnes ayant répondu à l'étude ont en outre mis en place des commissions et des programmes nationaux sur le Sida afin de faire face à l'impact de la pandémie. Par ailleurs, l'étude dévoile un intérêt croissant pour des problèmes tels que la migration et le vieillissement des populations.

« L'étude mondiale montre que les pays ont complètement intégré l'agenda de la CIPD », a souligné Thoraya Ahmed Obaid, directrice exécutive du FNUAP, lors d'une conférence de presse. « D'ailleurs, des progrès significatifs ont été réalisés au cours de ces dix dernières années. Le défi pour les 10 années à venir consiste à profiter de ces progrès et à s'assurer que les investissements atteignent les couches les plus pauvres de la population, en particulier les femmes et les jeunes. »

Le rapport, intitulé « Investir dans les ressources humaines : les progrès nationaux réalisés lors de la mise en œuvre du Programme d'action 1994-2004 de la CIPD », reprend les réponses apportées par 169 pays sur les mesures prises afin de mettre en œuvre le Programme d'action du Caire, notamment celles liées à la population et au développement, à l'égalité des sexes, à la responsabilisation des femmes, aux droits de procréation, à la santé reproductive et au VIH/Sida. Il présente également les actions que ces pays doivent continuer à mener en vue d'atteindre les objectifs fixés par la CIPD.

L'étude met en avant un certain nombre d'obstacles aux objectifs fixés au Caire. Le plus significatif d'entre eux est le manque de ressources financières. Plus de 80% des pays affirment ainsi que les ressources disponibles ne répondent pas à leurs besoins en santé reproductive. Par ailleurs, l'étude montre que les engagements financiers actuels pris par les pays donateurs vis-à-vis des pays en voie de développement ne permettent pas de faire de la vision du Caire une réalité. En outre, elle confirme le besoin de protéger les financements prévus pour la population et la santé reproductive face à l'émergence d'un certain nombre de priorités concurrentes.