La FAO constate des progrès dans la mise en œuvre du Code de la pêche

8 juin 2004

Les pays sont de plus en plus nombreux à prendre conscience qu'un alignement de leur politique de la pêche sur le Code de conduite pour une pêche responsable a un impact positif sur la conservation et l'entretien des océans, se félicite l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dans un communiqué publié mardi.

« De nombreux défis sont encore à relever mais des progrès certains et constants sont en train d'être réalisés en encourageant la communauté internationale à promouvoir une adhésion plus répandue au code », affirme dans le communiqué Ichiro Nomura, Sous-directeur général de la FAO, responsable du Département des pêches.

Le Code de conduite pour une pêche responsable , finalisé en 1995 par la FAO et 170 pays suite à de longues négociations, n'est pas un texte contraignant, mais en le ratifiant, les gouvernements se sont engagés à se conformer aux principes et aux règles visant à la protection des écosystèmes marins, notamment la faune et la flore.

Selon la FAO, 52 de ses pays membres déclarent avoir des programmes de gestion des pêches qui incluent des éléments du code, notamment des mesures visant à encourager l'utilisation d'appareils de pêche sélectifs, à interdire les pratiques destructrices et à s'assurer que les capacités de pêche reflètent l'état du stock et permettent aux espèces épuisées de se renouveler.

« Il est particulièrement encourageant de constater que le Code, bien qu'il soit un instrument volontaire, reflète la prise de conscience grandissante que la pêche responsable ne joue pas seulement un rôle clé pour la conservation des ressources halieutiques, mais aussi pour la protection des écosystèmes marins et la sauvegarde du secteur pour le futur », observe M. Nomura. « Bien qu'il reste beaucoup à faire pour garantir que les pêches soient gérées de façon responsable et durable, l'on note que les pays et le secteur privé sont en train de réagir à la surexploitation et aux problèmes environnementaux », ajoute-t-il.

Neuf pays ont mis en place des plans nationaux visant à limiter les quantités excessives de poissons pêchés et 42 autres pays sont en passe d'adopter de tels plans, indique la FAO dans son communiqué. Des réglementations sur la pêche du requin existent désormais dans six pays et dix autres sont sur le point de les finaliser, précise-t-elle. Trente-cinq pays ont en outre développé des mesures afin d'empêcher la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

 

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