La Côte d'Ivoire « à la croisée des chemins », selon Kofi Annan

7 juin 2004

Le pays est « à la croisée des chemins » et l'avenir du processus de paix dépend de la volonté de ses dirigeants « à voir plus loin que leurs ambitions et leurs intérêts personnels », affirme le Secrétaire général Kofi Annan, dans son premier rapport sur l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

Le pays est « à la croisée des chemins » et l'avenir du processus de paix dépend de la volonté de ses dirigeants « à voir plus loin que leurs ambitions et leurs intérêts personnels », affirme le Secrétaire général Kofi Annan, dans son premier rapport sur l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

Selon Kofi Annan, les dirigeants politiques de la Côte d'Ivoire doivent « donner la priorité à l'Intérêt national » et les partis se montrer capables « de sortir du cercle vicieux des récriminations, de renouer un dialogue et de régler l'ensemble de leur contentieux dans un esprit de respect et de tolérance mutuels ».

Le Secrétaire général estime que « l'application intégrale et sans conditions de l'Accord de Linas-Marcoussis reste le seul moyen de mettre fin à la grave crise que traverse la Côte d'Ivoire ». « Il n'y a pas d'autre solution, sauf à prendre le risque de nouveaux affrontements et, peut-être, d'une généralisation de la violence. »

Kofi Annan rappelle, dans son rapport, comme il l'avait déjà affirmé à l'occasion de la création de l'ONUCI, que l'ONU « ne peut ni dicter ni imposer la paix aux Ivoiriens, pas plus qu'elle ne peut les défendre contre eux-mêmes ».

L'ONUCI a été créée par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1528 du 27 février 2004 pour une durée initiale de douze mois à compter du 4 avril 2004 dans le but de soutenir le règlement pacifique et aider à la tenue d'élections libres et régulières en octobre 2005.

L'objectif des élections est « essentiel », observe le Secrétaire général, et « exige l'engagement total de tous les Ivoiriens ». « Je voudrais également inciter les partenaires internationaux à fournir une aide à la Côte d'Ivoire dans ce domaine crucial », écrit-il.

Selon Kofi Annan, « la rhétorique et la surenchère politique, l'absence de véritable coopération au sein du Gouvernement de réconciliation nationale, les interprétations délibérément restrictives de l'Accord de Linas-Marcoussis, la partition effective du pays et les menaces de recours à la force sont des ingrédients très dangereux qui compromettent gravement l'application de l'Accord ». « Il ne faut surtout pas laisser une situation déjà dangereuse se dégrader encore et finir par engendrer une dynamique politique massivement négative. »

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