L'ONU appelle à l'arrêt des violations des droits de l'homme au Darfour

L'ONU appelle à l'arrêt des violations des droits de l'homme au Darfour

Le Secrétaire général et tous les chefs d'agence, Fonds et programmes de l'ONU ont demandé aux auteurs des violations des droits de l'homme au Darfour, dans l'Ouest du Soudan, de mettre un terme immédiat à leurs activités.

Exprimant leur extrême préoccupation à l'égard de la crise humanitaire qui y sévit, dans un communiqué publié hier par le porte-parole du Secrétaire général, Kofi Annan et les directions de l'ensemble des institutions, constituant ce qu'il est convenu d'appeler le système ONU, ont accueilli favorablement l'offre faite par le Gouvernement du Soudan qui a proposé au Secrétaire général d'envoyer une mission de l'ONU pour évaluer la situation .

Ils se sont également félicités de l'initiative de paix engagée par le gouvernement du Tchad et ont appelé tous ceux concernés à décider immédiatement d'un cessez-le-feu humanitaire.

Kofi Annan participait en Autriche à la réunion du Conseil des chefs de secrétariat qui rassemble deux fois par an les responsables des institutions spécialisées, des Fonds et des programmes de l'ONU.

Vendredi dernier, le Conseil de sécurité avait appelé à un cessez-le-feu humanitaire après avoir entendu un exposé du Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU qui avait décrit lors d'une conférence de presse « une action concertée de nettoyage ethnique », véritable « politique de la terre brûlée » qui se déroule actuellement dans cette province du Soudan.

M. Egeland avait alors décrit « la campagne organisée de déplacements forcés», principalement exercée par les milices Djandjawids qui ciblaient les populations noires africaines de la région, en particulier les Fur, les Zaghawas et les Massalit.