Réduction début 2005 des effectifs de la Mission de l'ONU en Sierra Leone

30 mars 2004

Le Conseil de sécurité a décidé (ce matin) de proroger de six mois la présence de la mission de l'ONU en Sierra Leone, la MINUSIL, dont les effectifs passeront dans cet intervalle de 5 000 à 3 250 soldats et devait ensuite ne demeurer dans le pays, en fonction des progrès supplémentaires qui y seront réalisés, que sous une forme « résiduelle. »

Le Conseil de sécurité a décidé (ce matin) de proroger de six mois la présence de la mission de l'ONU en Sierra Leone, la MINUSIL, dont les effectifs passeront dans cet intervalle de 5 000 à 3 250 soldats, et devrait ensuite ne demeurer dans le pays, en fonction des progrès supplémentaires qui y seront réalisés, que sous une forme « résiduelle. »

La résolution adoptée ce matin par le Conseil de sécurité prévoit que la MINUSIL, la Mission des Nations Unies en Sierra Léone, demeurera en Sierra Leone pour une période de six mois à compter du 1er janvier 2005 mais que son effectif sera ramené le 28 février 2005 au plus tard de 5 000 hommes en décembre 2004 à un nouveau plafond de 3 250 militaires, 141 observateurs militaires et 80 membres de la police civile des Nations Unies.

Le Conseil prie le Secrétaire général d'engager les préparatifs sur la base des recommandations formulées dans son rapport afin d'assurer un passage sans heurt de la configuration actuelle de la MINUSIL à une présence résiduelle.

Il déclare qu'il a l'intention de préciser, au plus tard, le 30 septembre 2004, les tâches de de la MINUSIL, une fois que son effectif aura été ramené au minimum, et les critères qui permettront de déterminer sa durée.

Dans son rapport, le Secrétaire général tout en faisant valoir les « avantages appréciables » qu'avait entraîné une stratégie de sortie soigneusement pesée, signalait cependant que les progrès demeuraient fragiles et que les Forces armées sierra-léonaises, en particulier, demeuraient un des points faibles de la structure de la sécurité d'ensemble. « Les graves lacunes que présentent encore les forces armées en matière de logistique et d'équipement interdisent au Gouvernement d'assumer effectivement la responsabilité de la sécurité extérieure du pays au moment où s'achèvera, en décembre, le mandat de la MINUSIL » indiquait-il.

Il demandait par conséquent de maintenir les effectifs de la MINUSIL aux niveaux approuvés par le Conseil mais pour une période d'un an.

Le Conseil a toutefois prévu dans sa résolution adoptée ce matin que le Secrétaire général produise pour le 15 septembre prochain un rapport de situation indiquant notamment les nouvelles améliorations des capacités de la police et des forces armées sierra-léonaises [...], rapport qui devra être accompagné de recommandations sur les modifications qui pourraient éventuellement être apportées, grâce à ces progrès, à l'effectif, la composition et la durée de la présence résiduelle de la MINUSIL et aux critères retenus aux fins de la réduction de ses effectifs.

Par ailleurs, le Conseil accueille avec satisfaction les travaux essentiels accomplis par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone tout en notant « avec une profonde inquiétude la situation financière précaire dans laquelle se trouve le Tribunal pour sa troisième année de fonctionnement. »

Il demande instamment à tous les pays de verser immédiatement les contributions qu'ils ont annoncées mais n'ont pas encore acquittées et souscrit à la demande qu'a faite le Secrétaire général à l'Assemblée générale d'envisager d'inscrire au budget ordinaire des crédits pour le financement du Tribunal. Il exhorte enfin tous les États à coopérer pleinement avec le Tribunal.

 

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