Sécurité en R.D. du Congo : le temps presse, indique la Vice-Secrétaire générale de l'ONU

9 février 2004

En matière de sécurité en République démocratique du Congo (RDC), beaucoup a été accompli mais beaucoup reste à faire, a déclaré la Vice-Secrétaire générale de l'ONU lors d'une réunion à New York avec des représentants du gouvernement congolais.

« Comme dans tous les pays sortant d'une guerre civile, la réforme du secteur de la sécurité en RDC, c'est bien plus que la création d'une armée unifiée, la mise en place d'une force de police et le désarmement et la réinsertion des anciens combattants, qui sont déjà d'énormes tâches », a affirmé Louise Fréchette, Vice-Secrétaire générale de l'ONU.

« C'est aussi la création d'un cadre transparent pour le secteur de la sécurité – un cadre définissant clairement le rôle et les responsabilités du Gouvernement et du Parlement dans la gestion de la sécurité du pays » a-t-elle poursuivi, insistant sur le fait qu'il « faudra que des progrès importants soient accomplis dans cette direction avant la tenue des élections prévues pour le milieu de l'année prochaine. »

Elle a reconnu que « ces tâches, si essentielles à la paix et à la démocratie, peuvent parfois sembler écrasantes » mais a toutefois fait observer que « on a pu constater, au cours du premier semestre, d'importantes avancées dans le processus de transition, ainsi que des signes tangibles de paix et de réconciliation qui montrent bien la ferme volonté politique du Gouvernement. »

« Toutefois, il reste encore beaucoup à faire, et le temps presse », a poursuivi Mme Fréchette. « Il nous faut, cet après-midi, déterminer avec précision les tâches à accomplir et examiner comment la communauté internationale peut aider le Gouvernement de transition à en assurer la réalisation. »

Selon la Vice-Secrétaire générale, « il ne s'agit pas de dresser une liste de voeux pieux. Ce qu'il nous faut, c'est un plan clair et réaliste qui permette de régler les problèmes qui se posent dans l'immédiat et d'établir des politiques à long terme. »

Elle a fait part des craintes du Secrétaire général qui redoute un relâchement dans l'appui apporté au processus de transition congolais. « En effet, les pays donateurs et les institutions financières internationales, sollicités de toutes parts, semblent lui accorder un rang de priorité relativement peu élevé, comme si la situation était bien en main, a-t-elle fait observer. Or, même si la guerre est finie en RDC, le plus gros reste à faire: édifier un état démocratique. »

 

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