La France ne participera à la reconstruction de l'Iraq qu'à la demande d'un Etat souverain et démocratique, selon la ministre française en visite à l'ONU

16 janvier 2004

La ministre de la Défense de la France a indiqué, aujourd'hui à New York, avoir parlé avec le Secrétaire général, Kofi Annan, du déploiement d'une force de l'ONU en Côte d'Ivoire « souhaité par les pays africains et la France. » Elle a également évoqué, pour s'en féliciter, l'état d'esprit qui avait régné lors de ses entretiens à Washington, mais a toutefois confirmé la « position inchangée de la France à l'égard de l'Iraq », qui ne participera à la reconstruction du pays qu'à la demande d'un Etat souverain et démocratique.

La ministre de la Défense de la France a indiqué, aujourd'hui à New York, avoir parlé avec le Secrétaire général de l'ONU du déploiement d'une force de l'ONU en Côte d'Ivoire « souhaité par les pays africains et la France. » Elle a également évoqué, pour s'en féliciter, l'état d'esprit qui avait régné lors de ses entretiens à Washington, mais a toutefois confirmé la « position inchangée de la France à l'égard de l'Iraq », qui ne participera à la reconstruction du pays qu'à la demande d'un Etat souverain et démocratique.

A la suite d'entretiens avec le Secrétaire général de l'ONU aujourd'hui à New York, la ministre de la Défense de la France, Michèle Alliot-Marie, a indiqué, lors d'une conférence de presse au siège new-yorkais de l'Organisation, que leurs échanges avaient porté sur le déploiement d'une force de l'ONU en Côte d'Ivoire qui s'occuperait de l'aspect « regroupement et désarmement » prévu par l'Accord de Linas-Marcoussis, en prévision des élections qui devraient se tenir dans 18 mois.

Mme Alliot-Marie, qui revenait d'une visite à Washington où elle s'est entretenue avec son homologue américain, Donald Rumsfeld, et la Conseillère spéciale du Président Bush, Condoleezza Rice, s'est félicitée de l'état d'esprit de ses interlocuteurs, précisant que leurs appels à tourner la page et à réfléchir à un cadre de coopération avec la France avaient été « explicites. »

Quant au dossier iraquien, Mme Alliot-Marie s'est bornée à déclarer qu'elle avait pris note de l'éventualité envisagée par le président des Etats-Unis d'accorder des contrats à de nouveaux pays dont la France mais a réitéré une position inchangée en ce qui concerne la participation française à la reconstruction de l'Iraq, seulement envisageable, a-t-elle indiqué, à la demande d'un gouvernement démocratique et souverain.

La ministre de la Défense s'est également prononcée en faveur de l'extension de la Force internationale en Afghanistan, une extension rendue indispensable à ses yeux par « la persistance de risques sécuritaires importants » et la reprise de la culture du pavot et du trafic de drogues.

Tout en se réjouissant des réunions qui doivent se tenir lundi sur l'Iraq, elle a fait toutefois observer que beaucoup d'incertitudes pesaient sur leur issue.

Enfin Mme Alliot-Marie a indiqué qu'elle ne voyait pas que l'accord conclu par la Libye avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni sur l'élimination des armes de destruction massive libyennes signifie en aucun cas une exclusion de la France dans le Maghreb. Au contraire a-t-elle indiqué, les pays de la région avaient très clairement appelé à un renforcement du rôle de la France, notamment dans le domaine de la coopération militaire.

 

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