La Convention de Rotterdam sur les produits chimiques entrera en vigueur le 24 février 2004

28 novembre 2003

Avec la ratification de l'Arménie, la Convention de Rotterdam qui réglemente le commerce international des produits chimiques et pesticides dangereux, rassemble désormais les 50 adhésions nécessaires à son entrée en vigueur qui deviendra effective dans 90 jours, indique un communiqué des agences de l'ONU pour l'agriculture et l'environnement.

« Ce nouveau régime offre aux gouvernements membres, dans les pays en développement, les outils dont ils ont besoin pour protéger leurs citoyens, se débarrasser de leurs stocks de pesticides périmés et renforcer la gestion des produits chimiques. Les gouvernements doivent y adhérer dès que possible pour pouvoir tirer parti de ces avantages et participer à la formulation des décisions clés qui devront être prises l'an prochain », déclare Klaus Töpfer, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), dans un communiqué publié aujourd'hui.

Le PNUE comme l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui ont soutenu la Convention de Rotterdam, estiment que ce traité établit une première ligne de défense contre les futures tragédies susceptibles d'être causées par les produits chimiques dangereux.

« Nous sommes conscients que pour faire face à la demande croissante de produits alimentaires, les pays continueront d'utiliser des pesticides. Cependant, la Convention de Rotterdam leur offrira un outil essentiel pour réduire les risques liés aux pesticides », déclare Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, dans le même communiqué.

Au cas où le commerce d'un produit chimique est autorisé, sa sécurité d'utilisation est améliorée par les exigences de la Convention en matière d'étiquetage et d'information concernant les risques potentiels pour la santé et l'environnement.

La Convention couvre 22 pesticides dangereux, à savoir : 2,4,5-T, aldrine, captafol, chlordane, chlordiméforme, chlorobenzilate, DDT, 1,2-dibromoéthane (EDB), dieldrine, dinoseb, fluoroacétamide, HCH, heptachlore, hexachlorobenzène, lindane, composés du mercure et pentachlorophénol, plus certaines formulations de methamidophos, méthyle parathion, monocrotophos, parathion et phosphamidon.

Depuis septembre 1998, 5 nouveaux pesticides (binapacryl, toxaphène, oxyde d'éthylène, dichlorure d'éthylène et monocrotophos) ont été soumis à la procédure PIC (Procédure de consentement préalable en connaissance de cause applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l'objet du commerce international) provisoire.

Elle couvre aussi cinq produits chimiques industriels: crocidolite, polybromobiphényles (PBB), polychlorobiphényles (PCB), polychloroterphényles (PCT) et phosphate de tris (dibromo-2,3 propyle).

Certains pesticides couverts par la Convention, notamment le monocrotophos et le parathion, sont extrêmement dangereux et peuvent présenter des risques graves pour la santé des agriculteurs des pays en développement, indique le communiqué conjoint FAO-PNUE qui précise par ailleurs que la plupart des parties à la Convention de Rotterdam sont des pays en développement.

La Conférence des Parties (CdP) à la Convention qui se réunira pour la première fois à Genève fin 2004, décidera s'il convient d'inclure les produits chimiques qui ont été soumis ces dernières années à la procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC) provisoire.

 

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