Un rapport international examine l'impact sur les Palestiniens du mur israélien en Cisjordanie

Un rapport international examine l'impact sur les Palestiniens du mur israélien en Cisjordanie

Un rapport publié hier sur l'initiative de donateurs internationaux, conclut que le mur qu'Israël construit en Cisjordanie pourrait barrer l'accès de 12 000 Palestiniens à leur terre, leur travail et à d'indispensables services sociaux.

Un rapport (en anglais) publié hier sur l'initiative de donateurs internationaux, conclut que le mur qu'Israël construit en Cisjordanie pourrait barrer l'accès de 12 000 Palestiniens à leur terre, leur travail et à d'indispensables services sociaux.

Commandité par un groupe du Comité local de coordination de l'aide réunissant l'Union européenne, la Norvège, les Etats-Unis, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et la Banque mondiale, le rapport rappelle qu'Israël a commencé la construction de ce mur pendant l'été 2002 dans un contexte de violence incessante et d'attaques terroristes sur des civils.

Aujourd'hui, précise le rapport, 147 km du mur sont en cours de construction. Toutefois, au début du mois dernier, seulement de petites sections du mur étaient achevées et le tracé des sections supplémentaires faisait encore l'objet de discussions.

Dans certains cas, le mur se trouve jusqu'à 6 km à l'intérieur de la Cisjordanie, est-il noté. Une fois achevé, 12 000 Palestiniens environ se retrouveraient à l'ouest du mur, face à Israël, coupés de leur terre, de leur lieu de travail et de services sociaux indispensables.

Le rapport note également que l'Accord intérimaire de 1995 stipule qu'aucune des parties ne doit, pendant la période transitoire et dans l'attente de l'issue des négociations, modifier le statut de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, ajoutant qu'Israël affirme que le mur est une mesure transitoire et qu'il est donc compatible avec l'accord.

Toutefois, précise le rapport, l'ampleur des travaux, leur nature et leur coût, font penser aux Palestiniens que le projet a des implications plus durables.