Les agences humanitaires de l'ONU en mesure de reprendre leurs activités au Libéria

29 avril 2003

L'agence de l'ONU pour les réfugiés a annoncé aujourd'hui qu'elle retournait progressivement dans les zones reculées du Libéria, à proximité de la frontière de la Côte d'Ivoire, où des dizaines de milliers de personnes n'ont plus bénéficié d'aucuns secours depuis deux mois en raison de la montée de la violence.

"La situation s'étant quelque peu améliorée dans la région ces deux dernières semaines, quelques membres de nos équipes ont pu y retourner pour la première fois depuis qu'une attaque a fait fuir des milliers de civils et causé la mort de trois employés humanitaires, le 28 février dernier", a indiqué un porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Genève.

Jeudi dernier, des équipes du HCR et du Programme alimentaire mondial (PAM) se sont rendu à Saclepea dans le comté de Nimba pour distribuer de la nourriture dans un camp de transit qui abrite 700 réfugiés ivoiriens et 34 migrants ouest-africains ayant fui le conflit en Côte d'Ivoire. Le HCR, en collaboration avec le PAM, envoie actuellement chaque jour, par avion, deux cargaisons de matériel de secours à Harper, une ville du sud-est du comté de Mariland et étudie la possibilité d'y reprendre l'ensemble de ses activités.

"Nous espérons que les réfugiés et tous ceux qui sont partis au moment des combats essaieront de regagner Harper dès qu'ils apprendront que des secours y sont disponibles", indique le HCR. Près de 100 000 personnes, des Ivoiriens, des Libériens et des ressortissants d'autres pays avaient fuit la Côte d'Ivoire au plus fort du conflit à la mi-novembre, l'an dernier. Le HCR a reçu des informations qu'il n'a pu vérifier selon lesquelles des réfugiés continuaient à arriver au Libéria en provenance de Côte d'Ivoire.

 

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