Les agences humanitaires de l'ONU louent le dévouement du personnel de santé iraquien

21 avril 2003

Les agences humanitaires des Nations Unies ont souligné aujourd'hui les lourdes tâches auxquelles elles font face en Iraq et ont également félicité les médecins, infirmières et le personnel de santé qui ont continué à travailler sans relâche, malgré la guerre, l'insécurité et le pillage.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé son admiration devant le dévouement du personnel de santé iraquien dans de pareilles circonstances. "C'est grâce au dévouement des médecins, infirmières, personnel sanitaire et personnel de soutien que des vies humaines peuvent être sauvées" a indiqué la porte-parole de l'OMS aujourd'hui à Amman.

Elle a encore précisé que les conditions sociales et de travail restaient très difficiles à Bagdad. "Les transports publics ne fonctionnent pas, il y a très peu d'eau et d'électricité et le niveau de sécurité très instable rend les déplacements difficiles, voire dangereux", selon la porte-parole. "Le personnel médical continue à faire de son mieux avec ce dont il dispose dans la situation actuelle. Par exemple à Bagdad, les chirurgiens qui ne peuvent pas travailler dans leurs propres hôpitaux qui ont été pillés, sont allés opérer des patients dans d'autres hôpitaux".

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé l'arrivée hier à Bagdad de son premier convoi, précisant que l'acheminement des 14 000 tonnes de nourriture a été plus lent que prévu en raison du manque de sécurité.

"Ce chargement va permettre de nourrir la moitié de la population de la capitale pendant une journée et rapidement nous allons devoir envoyer six fois cette quantité par jour," a expliqué le porte-parole. Afin de pouvoir nourrir 27 millions d'Iraquiens dès le mois de mai, il va falloir des entrepôts sûrs, un nombre supérieur de moulins et de silos qui fonctionnent, un approvisionnement régulier en eau et en électricité, ainsi que le retour des spécialistes du Ministère du commerce, a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a fait état de l'augmentation des cas de diarrhée infantile à Bagdad, où certains hôpitaux sont sans eau, sans traitements et sans antibiotiques.

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) de son côté a indiqué que 100 personnes supplémentaires avaient atteint la frontière jordanienne, portant ainsi le total de réfugiés vivant dans des camps de fortune à plus de 1 050 personnes. L'agence a de nouveau fait appel aux forces occupantes pour qu'elles assurent la sécurité des civils à l'intérieur de l'Iraq et la juste distribution de l'aide humanitaire.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.