Le Conseil de sécurité a débattu cette nuit de la situation au Moyen-Orient

25 juillet 2002

Au lendemain du raid aérien lancé par Israël sur un immeuble de Gaza, le Conseil de sécurité a tenu la nuit dernière un débat sur les répercussions de cet incident sur l'ensemble de la région.

L'Observateur pour la Palestine, Nasser Al-Kidwa, a souligné que l'attaque israélienne sur Gaza constituait le premier crime de guerre flagrant commis par les forces d'occupation de l'Etat hébreu depuis l'entrée en vigueur de la Cour pénale internationale, et demandé que les auteurs de ce raid soient déférés à la justice de ce tribunal.

L'Observateur a également affirmé que cette attaque s'était produite alors que de sérieux efforts étaient déployés pour contrôler la violence et rétablir un début de coopération entre les deux parties.

Pour sa part, le Représentant d'Israël, Aaron Jacob, a déclaré que les actions militaires de son pays avaient pour objet de protéger ses populations civiles contre les menaces terroristes des Palestiniens, et souligné que l'Autorité palestinienne, bien qu'au courant des agissements du "terroriste" visé par l'attaque, n'avait "même pas levé le petit doigt pour l'arrêter".

M. Jacob a réaffirmé l'intention des autorités israéliennes de maintenir le dialogue pour améliorer le sort des populations palestiniennes, mais averti qu'un tel dialogue ne pouvait se dérouler dans le vide, indépendamment des actions de l'autre partie.

Ces interventions ont été suivies d'un débat au cours duquel la plupart des orateurs ont condamné l'attaque israélienne et appelé les deux parties à retourner à la table des négociations.

 

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