L'OMS met en garde contre la propagation des maladies non-transmissibles chez les personnes âgées

9 avril 2002

Lors d'une conférence de presse organisée aujourd'hui à Madrid en marge de la deuxième Assemblée mondiale de l'ONU sur le vieillissement, Gro Harlem Brundtland, directrice de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a mis en garde contre les risques de propagation des maladies non-transmissibles dans les segments les plus âgés de la population.

Lors d'une conférence de presse organisée aujourd'hui à Madrid en marge de la deuxième Assemblée mondiale de l'ONU contre le vieillissement, Gro Harlem Brundtland, directrice de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a mis en garde contre le risque de propagation des maladies non-transmissibles dans les segments les plus âgés de la population.

"Une population en bonne santé est une condition préalable à la croissance économique", a-t-elle souligné. "Or, l'explosion prévue de maladies non-transmissibles comme les maladies cardiaques, le cancer ou la depression dans les populations âgées de la planète risquent non seulement d'entraver, voire stopper la croissance, mais aussi d'avoir de graves conséquences humaines et sociales, à moins d'agir dès à présent", a-t-elle averti, en préconisant la mise en place de politiques préventives dans ce domaine.

Selon l'OMS, en effet, la planète comptera d'ici à 2050 près de deux milliards de personnes âgées de plus de 60 ans, dont 80% dans les pays en développement. Ces pays, qui manquent le plus souvent de ressources financières, seront confrontés au double fardeau des maladies contagieuses et non-transmissibles de leurs populations âgées.

Pour sa part, l'Organisation internationale du travail (OIT) a publié un rapport à l'occasion de cette même conférence qui affirme notamment que la création de millions de nouveaux emplois, notamment pour les femmes, les jeunes chômeurs et les personnes handicapées, était essentielle au financement de la sécurité sociale des personnes âgées.

L'OIT se prononce aussi pour la mise en place de politiques permettant aux travailleurs plus âgés de continuer de travailler dans de bonnes conditions.

"La pauvreté et l'exclusion constituent les principaux obstacles à une veillesse assurée sur le plan financier et digne sur le plan humain", déclare notamment Juan Somavia, directeur de l'OIT. "Il faut s'assurer que la frange croissante de personnes âgées reçoivent des revenus suffisants de leur travail ou de leur retraite".

 

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