Le Gabon souhaite « plus d’abnégation » dans la lutte contre le terrorisme

1 octobre 2018

Le représentant permanent du Gabon auprès de l’ONU, Michel Xavier Biang, a souhaité lundi, à la tribune de l’Assemblée générale de l’Organisation, que la communauté internationale « fasse preuve de plus d’abnégation » dans la lutte contre le terrorisme et les autres menaces transnationales telles que la piraterie et le braconnage.

Se félicitant de la tenue de la Conférence sur la lutte contre le financement du terrorisme en avril dernier à Paris, M. Biang a espéré que les conclusions de ces travaux contribueront significativement à renforcer les actions de la coalition internationale contre le terrorisme.

« Nous demeurons préoccupés, a-t-il dit, par le fait que dans plusieurs régions en Afrique, des bandes extrémistes telles que Boko Haram et al-Chebab, bien qu’affaiblies, continuent de semer la terreur et la désolation ». « De même au Sahel, où des djihadistes s’allient désormais aux réseaux de trafiquants, les attentats terroristes ne cessent de saper les efforts de développement des Etats de la région », a-t-il poursuivi.

Ces faits, a insisté le diplomate, démontrent la nécessité d’accélérer le renforcement des capacités afin de doter les Etats des moyens d’assurer efficacement leur sécurité. « Avec un financement prévisible et adéquat de la communauté internationale, l’Afrique sera sans doute plus à même de donner la réplique appropriée aux menaces sécuritaires qui minent le continent ».

Dans cet esprit, il a appelé au « renforcement des capacités des forces constituées à l’échelle régionale, telles que le G5 Sahel et l’AMISOM ». Il a également qualifié d’« essentiel » le renforcement des mécanismes de prévention permettant de s’attaquer aux causes profondes du terrorisme.

Il s’est félicité à cet égard du Sommet conjoint des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et de la CEEAC sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent qui s’est tenu en juillet dernier à Lomé. Ce Sommet, a-t-il dit, a permis d’harmoniser les points de vue des régions d’Afrique centrale et de l’ouest et d’adopter une approche commune en vue de créer « les conditions d’un environnement sécurisé dans l’espace commun aux deux régions ».

 

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