Michaëlle Jean : la Francophonie appuie l’autonomisation des femmes rurales

22 mars 2018

La Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Michaëlle Jean, salue les progrès réalisés en matière de droits et d’autonomisation des femmes mais estime que davantage doit être fait en faveur des femmes rurales grâce à l’innovation et au numérique.

Elle s'exprimait au micro d'ONU Info, en marge de la Commission de la condition de la femme réunie à New York jusqu'au 23 mars.

S'exprimant en marge de la 62ème session de la Commission de la condition de la femme réunie durant deux semaines au mois de mars et de la Journée internationale de la francophonie célébrée le 20 mars, la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Michaëlle Jean, a souhaité que davantage que davantage d'efforts soient déployés en faveur des femmes rurales grâce à l’innovation et au numérique.

« Nous voyons sur le terrain des femmes dynamiques, qui s’imposent dans tous les secteurs », a reconnu Mme Jean dans un entretien accordé à ONU Info, saluant la place plus importante des femmes dans l’entreprenariat et le rôle clé qu’elles jouent pour la croissance et le développement.

« Mais nous ne serons jamais satisfaites tant qu’il y aura ces millions de femmes qui sont encore dans des situations extrêmement précaires », a prévenu la Secrétaire générale de l’OIF.

Soulignant le sort des femmes rurales laissées pour compte, Mme Jean a rappelé que ces dernières participent pourtant largement à l’économie et à la sécurité alimentaire de leur pays en œuvrant dans la production agricole et la transformation des produits alimentaires.

« Avec la stratégie économique et numérique de la Francophonie nous soutenons beaucoup l’entreprenariat féminin » a souligné la cheffe de la Francophonie, pour qui les femmes rurales peuvent compter sur tous les dispositifs d’incubateurs, d’accélérateurs et d’espace collaboratifs déployés par l’OIF « pour maximiser de manière qualitative et accompagner adéquatement les activités économiques portées par les femmes ».

Mme Jean a ainsi cité en exemple un projet de télé-irrigation à bas coût et alimentée par des panneaux solaires mis en place par l’OIF et développé par un jeune passionné du numérique, à Goubé, au Niger, où elle s’est récemment rendue.

L’OIF cherche à déployer ce type d’initiatives innovantes apportant une plus-value sur toute la chaine de valeur et de production en établissant des « passerelles » entre l’offre et la demande dans l’espace francophone. « C’est comme cela que nous aimons travailler », a souligné Mme Jean.