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L'ONU appelle à ne pas stigmatiser de manière injuste les réfugiés

Des demandeurs d'asile originaires de Syrie, y compris des enfants, arrivent sur les rives de l'île de Lesbos, dans le nord de la Mer Egée, en Grèce.
UNICEF/Alessio Romenzi
Des demandeurs d'asile originaires de Syrie, y compris des enfants, arrivent sur les rives de l'île de Lesbos, dans le nord de la Mer Egée, en Grèce.

L'ONU appelle à ne pas stigmatiser de manière injuste les réfugiés

A l'occasion d'une réunion informelle de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la crise mondiale des réfugiés, le Vice-Secrétaire général, Jan Eliasson, a appelé jeudi les Etats membres à ne pas stigmatiser les réfugiés en les associant aux terroristes.

« Ceux qui fuient la violence ne devraient pas être punis deux fois, la première fois par la guerre ou par des oppresseurs qui les persécutent chez eux. Et la seconde, par une stigmatisation injuste et dangereuse qui associe de manière choquante les réfugiés avec ceux qui les attaquent », a déclaré M. Eliasson dans un discours lors de cette réunion.

« Les réfugiés comprennent mieux que quiconque la cruauté barbare de l'extrémisme violent », a-t-il ajouté.

Selon le Vice-Secrétaire général, les récentes attaques terroristes à Paris, à Beyrouth, Bagdad et Ankara rappellent combien il est nécessaire de gérer les flux de réfugiés et de migrants de manière appropriée et en respectant le droit humanitaire et le droit des réfugiés, ainsi que les droits de l'homme.

« Notre réponse la plus efficace à ces attaques est d'être ferme dans notre détermination humaniste et humanitaire et de garantir la protection de ceux qui sont dans le besoin », a-t-il encore dit.

M. Eliasson a indiqué qu'il y avait un manque crucial de ressources pour faire face à cette crise mondiale de réfugiés et que pour cette raison, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a établi un Groupe d'experts de haut niveau sur le financement humanitaire pour faire des recommandations.

Le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Mogens Lykketoft, a également estimé que la réponse internationale à la crise des réfugiés ne correspondait pas aux besoins.

« Collectivement, nous n'avons pas réussi à avoir le courage politique et à fournir les ressources financières nécessaires pour répondre à nos obligations morales à l'égard de ces gens », a-t-il dit.

« Une réponse globale à cette crise mondiale nécessite d'agir à court, moyen et long termes pour répondre aux besoins immédiats, s'attaquer aux moteurs des déplacements forcés, et répondre aux causes profondes », a-t-il ajouté.

S'agissant des récents attentats, il a souligné qu'ils ne réduisaient en aucun cas les obligations morales et juridiques de la communauté internationale à l'égard des personnes déplacées.