Yémen : les besoins humanitaires des déplacés augmentent - OCHA

Des Yéménites manifestant contre le gouvernement à Sana'a.
Des Yéménites manifestant contre le gouvernement à Sana'a.

Yémen : les besoins humanitaires des déplacés augmentent - OCHA

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) a exprimé lundi son inquiétude sur l'augmentation des besoins d'assistance des déplacés au sud du Yémen, suite aux affrontements violents qui ont éclaté depuis plusieurs mois.

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) a exprimé lundi son inquiétude sur l'augmentation des besoins d'assistance des déplacés au sud du Yémen, suite aux affrontements violents qui ont éclaté depuis plusieurs mois.

« Le nombre de déplacés fuyant les violences dans le sud augmente chaque jour. La semaine de dernière, OCHA estimait à plus de 75.000 le nombre de déplacés à Aden, Lahj et Abyan. Cependant, l'accès limité à Abyan empêche de confirmer le nombre exact de déplacés dans ce gouvernorat », a indiqué l'agence onusienne par communiqué.

La protection des civils reste la principale source de préoccupation alors que les affrontements armés ont éclaté dans des zones habitées. Les civils ont été piégés au milieu de combats dans la capitale du Yémen, à Sana'a, et dans la ville d'Abyan, a souligné OCHA dans son communiqué.

L'agence a fait part de son inquiétude sur la pénurie de carburant, l'augmentation des prix des denrées alimentaires ainsi que sur le chômage grandissant du à la crise que traverse le pays depuis plusieurs mois.

Dans la ville d'Aden, les agences humanitaires de l'ONU fournissent des rations alimentaires à plus de 2.200 familles et prévoit de fournir une ration d'un mois de nourriture à plus de 3.300 familles déplacées.

Le 24 juin dernier, les membres du Conseil de sécurité se sont dits gravement préoccupés par la détérioration des conditions de sécurité et de la situation humanitaire au Yémen. Ils ont exhorté les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à entamer un dialogue politique sans exclusive.

Fin mai, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et chef d'OCHA, Valerie Amos, avait aussi exprimé sa crainte de voir la contestation populaire contre le gouvernement se transformer en guerre civile.