Au Nigéria, Ban Ki-moon appelle les gouverneurs à renforcer les politiques de santé

Au Nigéria, Ban Ki-moon appelle les gouverneurs à renforcer les politiques de santé

Le Secrétaire général Ban Ki-moon (à droite) est accueilli par le ministre des affaires étrangères Odein Ajumogobia du Nigéria à son arrivée à Abuja.
En visite au Nigéria, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé les gouverneurs récemment élus à renforcer la mise en œuvre de politique de santé publique afin d'améliorer la santé maternelle et infantile. Il a également salué le bon déroulement des récentes élections au Nigéria et a exprimé son inquiétude sur les violences postélectorales qui ont éclaté au nord du pays.

« Dans de nombreux pays, nous constatons des progrès dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Les disparités sont flagrantes sur les OMD 4 et 5 sur la santé maternelle et la santé infantile », a déclaré Ban Ki-moon dans un discours prononcé mardi lors d'une réunion avec les gouverneurs du Nigéria, à Abuja.

« C'est précisément dans ces domaines que nous pouvons avoir un grand impact pour les individus et les communautés pour les nations et les économies. Les systèmes de santé performants pour les femmes et les enfants sont des systèmes de santé qui travaillent pour tous. C'est pourquoi j'ai lancé une initiative locale intitulée 'Chaque femme, chaque enfant' », a-t-il ajouté.

Il a appelé les gouverneurs à s'engager dans le soutien et la mise en œuvre du plan de santé public annoncé par le gouvernement.

« Je vous assure du plein soutien des Nations Unies. Nous avons un grand intérêt à ce que vous réussissiez », a-t-il insisté en soulignant la nécessité de surveiller les cas de polio afin de prévenir toute épidémie. Le nord du Nigéria est le principal foyer de la maladie dans la sous-région.

Le chef de l'ONU a exhorté les gouverneurs à faire de l'éradication de la polio leur priorité.

« Vous contrôlez les budgets locaux. Vous pouvez garantir que les autorités locales fournissent le soutien matériel, financier et technique pour les besoins du programme de vaccination », a-t-il martelé.

Sur les récentes élections, Ban Ki-moon a exprimé son inquiétude sur « le niveau de violence particulièrement dans les Etats du nord » et « sur les violences ethniques et religieuses périodiques qui affectent des parties du pays ».

Selon la presse, des élections législatives, régionales et présidentielles ont eu lieu en avril. Des violences postélectorales ont fait environ 800 morts d'après l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch. Mais ces scrutins ont été largement salués comme étant les plus transparents et les plus libres jamais organisés au Nigéria.

« Les observateurs nationaux et internationaux ont déclaré que les élections avaient constitué une étape significative. Je vous félicite », a affirmé le chef de l'ONU.

Lundi, le Secrétaire général a rencontré le Président du Nigéria, Goodluck Jonathan. Ils ont discuté du partenariat avec les Nations Unies et de la contribution du Nigéria à la stabilité dans la région. Le chef de l'ONU a salué le rôle du pays dans la résolution du conflit en Côte d'Ivoire.

Les deux hommes ont aussi abordé la détérioration de la situation sécuritaire à Abyei au Soudan et de l'indépendance du Sud-Soudan qui doit entrer en vigueur le 9 juillet. Ils ont discuté de la nécessité d'atteindre un consensus sur la situation en Libye. Enfin, ils ont abordé les problèmes de luttes contre le terrorisme et les efforts nécessaires contre la prolifération des armes légères.

Ban Ki-moon s’est envolé mardi vers Addis-Abeba, en Ethiopie. Lors de sa visite dans ce pays, il visitera un programme rural de santé qui forme des jeunes femmes à répondre aux besoins des communautés en termes de santé et qui est considéré comme un modèle pour le continent. Il aura également des entretiens avec le Premier ministre d'Ethiopie, Meles Zenawi, et d'autres dirigeants participant au Forum Inde-Afrique à Addis-Abeba.